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		<title>Blogue</title>
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		<item>
			<title>Lancement du programme teAIDS</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/lancement-du-programme-teaids/</link>
			<description>&lt;div class=&quot;captionImage center&quot; style=&quot;width: 600px;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;center&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/blog/_resampled/resizedimage600464-teAIDS-Condom-Wall-Banner.jpg&quot; alt=&quot;TeAIDS condom wall&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;464&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;p class=&quot;caption&quot;&gt;Une des nombreuses initiatives de teAIDS : une campagne invitant les étudiantes et étudiants à adopter de meilleures pratiques sexuelles en utilisant, entre autre, les condoms offerts sur cette fresque.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil de l’enseignement supérieur (TEC - &lt;em&gt;Tertiary Education Council&lt;/em&gt;) du Botswana a récemment lancé un programme de santé et mieux-être nommé « teAIDS ». Développé avec l’aide des volontaires Uniterra &lt;a href=&quot;http://www.uniterra.ca/qui-sommes-nous/profils-volontaires/melissa-godwaldt/&quot;&gt;Melissa Godwalt&lt;/a&gt;, Anouk Bissonette, Antoinette Davis et David Aimé, le programme teAIDS veut répondre à l’augmentation du nombre d’étudiantes et d’étudiants de niveau postsecondaire adoptant un comportement sexuel à risque. Le D&lt;sup&gt;r &lt;/sup&gt;Patrick Molutsi, secrétaire à la Direction du Conseil de l’enseignement supérieur, explique que la fréquence du VIH est élevée chez les jeunes âgés de 19 à 24 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait alarmant, un sondage récent auprès des étudiants postsecondaires a trouvé que, alors que 83% des étudiantes et étudiants sont sexuellement actifs, 38,5% d’entre eux n’ont jamais eu accès à des condoms depuis leur arrivée à leur institution postsecondaire et 45% ont eu des relations sexuelles sans utiliser de condom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme teAIDS vise à mettre en place des systèmes et des structures de soutien en vue d’aider les institutions postsecondaires à fournir des services de santé adaptés aux jeunes; à renforcer la capacité des institutions postsecondaires à concevoir et à mettre en place des interventions de prévention du VIH; ainsi qu’à renforcer la capacité des institutions postsecondaires à aborder des priorités clés en recherche sur le VIH et le sida, le plai­doyer et la durabilité. La vice-présidente du Conseil de l’enseignement supérieur, la D&lt;sup&gt;re &lt;/sup&gt;Kegalale Gasennelwe, souligne qu’il est très important que teAIDS développe des messages relativement au VIH qui soient pertinents pour les jeunes et innovateurs afin de favoriser des changements de comportement positifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TeAIDS a déjà fait preuve d’innovation dans sa démarche. Un bon exemple de cela est &lt;a href=&quot;http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/une-foule-eclair-contre-le-sida-au-botswana/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l’impressionnante foule éclair organisée par David Aimé, volontaire Uniterra, afin de sensibiliser les étudiantes et étudiants au VIH&lt;/a&gt; pendant le Salon national de l’étudiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/blog/TEC-Newsletter.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lisez l'article sur le Conseil de l’enseignement supérieur du Botswana et son programme  teAIDS (en anglais).&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Thu, 23 May 2013 12:53:41 -0500</pubDate>
			
			
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			<title>Une foule éclair contre le sida au Botswana</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/une-foule-eclair-contre-le-sida-au-botswana/</link>
			<description>&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/blog/_resampled/resizedimage333200-Blog-Post-Flash-Mob.jpg&quot; alt=&quot;Gear Up Flash Mob&quot; width=&quot;333&quot; height=&quot;200&quot; title=&quot;&quot;/&gt;À peine trois semaines avant l’ouverture du Salon national de l’étudiant, le volontaire David Aimé du programme Uniterra démarra un projet de « foule éclair » (flash mob) pour sensibiliser les étudiants à passer à l’action contre le sida. Plus de 12 000 étudiantes et étudiants sont attendus chaque année au salon; l’enjeu était donc de taille pour diffuser un message positif et percutant. La foule éclair avait un objectif précis : surprendre la délégation officielle, composée de ministres, de députés et d'hommes d’affaires botswanais, ainsi que l’ensemble des étudiants durant l’ouverture du salon, avec une chorégraphie dansante inspirante pour rompre avec les méthodes traditionnelles et rigides de sensibilisation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l’aide de ses collègues, David réussît à enrôler 100 étudiantes et étudiants, qui se montrèrent extrêmement motivés aux entraînements qui ont eu lieu durant deux samedis consécutifs. Julia et Andrew, deux danseurs professionnels aguerris, ont développé une chorégraphie dynamique à cheval entre a danse hip hop et la danse traditionnelle sur une chanson de Bob Sinclair « Rock This Party ». L’enthousiasme et l’énergie des étudiants fut un hymne à la lutte contre cette pandémie. Le slogan était : « Soyez prêts, et le sida sera défait. Si un étudiant est infecté, la nation entière est affectée. » Tous arborèrent ce slogan avec fierté.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Voyez ici le résultat très dynamique!&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe src=&quot;http://www.youtube.com/embed/eb5LG7WGuKA&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; frameborder=&quot;0&quot; scrolling=&quot;auto&quot;&gt;&amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;/p&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt; &amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;p&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;ghfghhgkdh&amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;/p&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id=&quot;result_box&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;Pour plus d'informations&lt;/span&gt;&lt;span&gt;,&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;regardez cette&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://youtu.be/MMX_RFiLLUE&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span&gt;entrevue avec&lt;/span&gt; &lt;span&gt;David&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Aimé&lt;/span&gt; &lt;span&gt;sur&lt;/span&gt; &lt;span&gt;la&lt;/span&gt; campagne&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt; (en anglais).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Thu, 16 May 2013 12:51:48 -0500</pubDate>
			
			
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			<title>Je me marierai quand je voudrais</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/je-me-marierai-quand-je-voudrais/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/WUSC-NEWSLETTER-MARCH-EditionPage2Image0002.jpg&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;278&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Le&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Girls Empowerment Network &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(GENET) –un réseau qui vise à donner du pouvoir aux filles et partenaire du programme Uniterra- a mis en œuvre un projet de plaidoyer pour changer l’âge minimum de mariage pour les filles. L’organisation a travaillé avec des filles des écoles primaires de Blantyre dans le but de faire entendre leurs voix sur l’âge de mariage minimum pour une fille. Pour ce, les filles ont écrit des articles exprimant leurs opinions sur l’âge qu’elles voudraient avoir pour pouvoir se marier. Ces articles ont été compilés dans une publication intitulée « Je me marierai quand je voudrais »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; Les filles ont dit que l’âge minimum de mariage devrait être retardé de 16 à 18 ans, afin de s’assurer qu’elles ne soient pas exploitées alors qu’elles ne sont pas majeures. La publication a été lancée officiellement à l’hôtel Crossroad de Lilongwe, le 28 février 2013. Il y a aussi eu des rencontres de plaidoyers avec des membres du parlement pour pousser une nouvelle legislation au niveau national.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 10:34:52 -0500</pubDate>
			
			
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			<title>Des nouvelles de la filière arachidière </title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/des-nouvelles-de-la-filiere-arachidiere/</link>
			<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Le texte qui suit a été tiré de l'Infolettre CCPA du mois de mars 2013, vol. 1, no 2&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Campagne de commercialisation – Bilan 2012-2013&lt;img class=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/_resampled/resizedimage187250-Infolettre-CCPA-MARS-2013-vol-1-num-2Page5Image0006.jpg&quot; width=&quot;187&quot; height=&quot;250&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Cette année, avec la libéralisation des marchés et l’arrivée massive d’acheteurs étrangers, la campagne de commercia-lisation de l’arachide fût un grand succès, en tout cas pour les producteurs. Le succès fût moindre pour le principal huilier du Sénégal, SUNEOR, qui n’a pu trouver assez d’arachide au cours de la campagne agricole. En effet, les nouveaux négociants Chinois, entre autres, ont acheté beaucoup d’arachide. Ce négociant, qui profite de l’ouverture du marché sénégalais, peut sembler importun pour les uns, mais fait le bonheur des autres. C’est ainsi que pour les producteurs d’arachide, la situation est tout autre que celle des huileries. Le paysan a trouvé cette année d’excellents acheteurs qui payent vite et bien, offrant même jusqu’à 270 FCFA le kilo alors que le prix fixé par le Comité National Interprofessionnel de l’arachide (CNIA) est de 190 FCFA. Visiblement partout au Sénégal, les acheteurs Chinois sont bien installés avec usines de transformation et main-d’oeuvre abondante où ils transforment l’arachide en huile et en pâte, faisant compétition par le fait même aux usines de transformation locales comme celle de Taïba Niassène ou de Thiakho Maty, toutes deux affiliées au CCPA. Selon Jeune Afrique, dans un article publié le 29 mars dernier: «Ils avaient exporté, l’année dernière, 20 670 tonnes de décortiqués. Cette année, les prévisions se montent à plus de 50 000 tonnes.» Il est donc à dire que ces négociateurs ont main mise sur une bonne partie du stock d’arachide au Sénégal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/Infolettre-CCPA-MARS-2013-vol-1-num-2Page5Image0004.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;202&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Il est évident que cette situation de «jamais vu auparavant» accommode les producteurs d’arachide qui ont vendu au prix fort leur marchandise, mais il est important de se poser certaines questions de fond sur les répercussions à long terme de telles pratiques. Comme le dit Mamadou Cissokho, Président d’honneur du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) «Donc globalement, on peut dire que la campagne 2012-2013 a été bonne. Mais il y a aujourd’hui ces grandes questions sur lesquelles on constate qu’il n’y a pas d’espaces pour les approfondir pour commencer à réfléchir sur la meilleure formule». Si la tendance se maintient au même rythme, c’est-à-dire si les Chinois et autres acheteurs envahissent le marché comme ils l’ont fait cette année, comment préserver le stock semencier pour les hivernages à venir? Faut-il un encadrement plus restreint pour préserver la filière arachidière? Espérons que les concertations sur le sujet seront nombreuses au cours des prochains mois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Photo du bas : &lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt;&quot;&gt;Mamadou Cissokho, Président d’honneur et fondateur du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.0pt;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 08:40:05 -0500</pubDate>
			
			
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		</item>
		
		<item>
			<title>Nouvelles des volontaires au CCPA</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/nouvelles-des-volontaires-au-ccpa/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Les quatre volontaires ci-dessous ont tous travaillé avec le &lt;strong&gt;CCPA - Cadre de conceration des producteurs d'arachides, &lt;/strong&gt;un parteniare d'Uniterra au Sénégal. Les deux derniers de la liste sont toujours en poste jusqu'en septembre 2013. L'information qui suit a été tirée de l&lt;strong&gt;'Infolettre CCPA&lt;/strong&gt;, mars 2013, vol.1 no 2.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/_resampled/resizedimage75100-Infolettre-CCPA-MARS-2013-vol-1-num-2Page7Image0006.jpg&quot; width=&quot;75&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Alice Siliki, conseillère stagiaire en développement organisationnel (mai-août 2012) &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Au cours de son stage, Alice a formulé de nouvelles recommandations et dispensé des formations sur le développement organisationnel, formé des femmes en ÉFH et en suivi-évaluation, et fournit des outils de gestion et de suivi d’activités. Alice est présentement conseillère en renforcement organisationnel auprès des coopératives de Cacao du Cameroun pour le compte de SOCODEVI Canada au Cameroun.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/_resampled/resizedimage68100-Infolettre-CCPA-MARS-2013-vol-1-num-2Page7Image0004.jpg&quot; width=&quot;68&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Raymond Auger, conseiller en gestion de micro-entreprise (congé solidaire, septembre 2012) &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Le bref mandat de Raymond consistait à former les femmes gestionnaires des unités de transformation en gestion de la qualité ainsi qu’à renforcer leurs compétences toujours au niveau de la qualité. Raymond est de retour au Québec et poursuit sa carrière en tant que Directeur-conseil chez CGI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/_resampled/resizedimage68100-Infolettre-CCPA-MARS-2013-vol-1-num-2Page7Image0002.jpg&quot; width=&quot;68&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Mélanie Derail, conseillère en communication (sept. 2012-sept. 2013) &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Mélanie est en poste au CCPA depuis septembre dernier et s’affaire à mettre en oeuvre le plan de communication, à créer de nouveaux outils de communication, à revoir les stratégies de communication, à offrir des formations en communication au personnel du CCPA ainsi qu’aux administrateurs de GIPA, et à s’assurer de la participation des femmes dans toutes les sphères d’activités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/_resampled/resizedimage70100-Infolettre-CCPA-MARS-2013-vol-1-num-2Page7Image0008.jpg&quot; width=&quot;70&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Gilles Montcalm, conseiller en gestion organisationnelle (sept. 2012-sept. 2013) &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Gilles avait comme mandat d’appuyer le renforcement des compétences des équipes dirigeantes et du CCPA, de faire le suivi-évaluation des programmes exécutés et de procéder au développement d’affaires. Malheureusement, Gilles a dû nous quitter en cours de mandat pour des raisons personnelles&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 09:11:48 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/nouvelles-des-volontaires-au-ccpa/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Ouverture des mises en candidature pour le Prix Lewis-Perinbam en développement international 2013</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/prix-lewis-perinbam-2013/</link>
			<description>&lt;h2&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/Uploads/News--media/Blog/_resampled/resizedimage600225-lewisPerinbamHeader01FR.jpg&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;225&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h2&gt;Honorer des Canadiennes et des Canadiens qui se dévouent pour améliorer la vie des gens à travers le monde.&lt;/h2&gt;
&lt;div style=&quot;margin:0;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt; Les administrateurs du prix et l’&lt;a href=&quot;http://eumc.ca/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Entraide universitaire mondiale du  Canada (EUMC)&lt;/a&gt; ont le plaisir d’annoncer que les mises en candidature  sont ouvertes pour le &lt;a href=&quot;http://wusc.ca/fr/le-prix-lewis-perinbam&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Prix Lewis-Perinbam en développement international&lt;/a&gt; 2013.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt; Les mises en candidature seront acceptées jusqu’au &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;mercredi 5 juin 2013&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;. La personne lauréate cette année sera annoncée lors du &lt;a href=&quot;http://forum.wusc.ca/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Forum international de l’EUMC&lt;/a&gt; qui se tiendra du 1&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt; au 3 novembre à Ottawa.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le prix reconnaît&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt; les efforts bénévoles importants qui&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;améliorent la vie des gens dans le monde en développement;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;mobilisent et inspirent les Canadiens en vue d’entreprendre des actions bénévoles;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;et offrent de nouvelles façons de penser et/ou de relever les défis du développement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;margin:0 0 12pt 0;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;La  valeur monétaire du prix est de 2 500 $ mais sa véritable valeur réside dans le fait d’amener le développement international dans  les foyers du Canada en soulignant le dévouement et les réalisations de  ses citoyennes et de ses citoyens.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt; Le prix louange des personnes qui contribuent bénévolement au  développement international de façon remarquable, plutôt que des  professionnels rémunérés dans ce secteur. Toutefois, les professionnels  rémunérés qui déploient des efforts bénévoles considérables sont également admissibles au Prix Lewis-Perinbam.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://assets.wusc.ca/Website/Resources/LewisPerinbaum/2013nominationForms_FR_distributed.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.5pt;&quot;&gt;Formulaire de mise en candidature&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour obtenir de plus amples renseignements&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt; :&lt;br/&gt;consultez le site Web &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://wusc.ca/fr/le-prix-lewis-perinbam&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.5pt;&quot;&gt;http://wusc.ca/fr/le-prix-lewis-perinbam&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt; &lt;br/&gt;ou communiquez avec Carol Dolbel à l’adresse &lt;a href=&quot;mailto:cdolbel@eumc.ca&quot;&gt;cdolbel@eumc.ca&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
			<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 11:34:12 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/prix-lewis-perinbam-2013/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Soyez bénévole au Festival de cinéma Vues d&#39;Afrique!</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/soyez-benevole-au-festival-de-cinema-vues-d-afrique/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le programme Uniterra est fier de s’associer à la &lt;a href=&quot;http://www.vuesdafrique.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;29e édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique&lt;/a&gt;, en vue de célébrer la richesse culturelle africaine, son histoire et son dynamisme.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans le cadre de ce Festival, &lt;strong&gt;le programme Uniterra tiendra un kiosque&lt;/strong&gt; au &lt;a href=&quot;http://cinemaexcentris.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;cinéma Excentris&lt;/a&gt; durant les heures de projection des films, soit &lt;strong&gt;du 27 avril au 5 mai, de 13h à 20h.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Afin de faire de notre participation un véritable succès, &lt;strong&gt;nous sommes à la recherche de personnes motivées à tenir le kiosque&lt;/strong&gt;, pour quelques heures ou plus, selon vos disponibilités. Il s’agira principalement de fournir de l’information sur le programme Uniterra, de témoigner de votre expérience en coopération internationale et de répondre aux questions du public.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/_resampled/resizedimage150195-AfficheVuesdAfriqueWeb.jpg&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;195&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;À noter qu’une entrée gratuite sera remise à chaque personne ayant fourni son appui pour le kiosque&lt;/strong&gt;, pour le film de son choix et selon les places disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si vous êtes intéressé-e à participer au Festival comme bénévole, &lt;strong&gt;contactez Arnaud Deharte &lt;/strong&gt;par courriel à &lt;a href=&quot;mailto:arnaudd@ceci.ca&quot;&gt;arnaudd@ceci.ca&lt;/a&gt;, ou par téléphone au 514-875-9911 p. 293&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/uniterra-s-associe-a-la-29e-edition-du-festival-vues-d-afrique/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&amp;gt; Lire le communiqué: Uniterra s’associe à la 29ème édition du Festival Vues d’Afrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vuesdafrique.com/index.php/cinema/29-festival-international-de-cinema-2013/programation-2013/year_listevents/2013/-&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&amp;gt; Voir la programmation du 29e Festival international de cinéma Vues d’Afrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 09:14:30 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/soyez-benevole-au-festival-de-cinema-vues-d-afrique/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Népal - les femmes et les jeunes, force de changement</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/nepal-les-femmes-et-les-jeunes-force-de-changement/</link>
			<description>&lt;h3&gt;Népal - les femmes et les jeunes, force de changement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Au Népal, la formation professionnelle, le développement des petites   entreprises et l’autonomisation des femmes et des jeunes sont à   l’origine de changements durables.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/_resampled/resizedimage300200-Nepal2.jpg&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Cette année, à l’occasion de la 103ème Journée internationale des  femmes, le CECI-Népal, par le biais du programme Uniterra (CECI&amp;amp;  EUMC), a organisé un événement destiné à célébrer la réussite des femmes  népalaises et à souligner les nombreux défis auxquels elles sont encore  confrontées de nos jours. Le 11 mars 2013, des partenaires d’Uniterra,  des volontaires, des organisations non-gouvernementales nationales et  internationales ainsi que des représentants du gouvernement et du  secteur privé se sont réunis à l’Hôtel Shankar de Katmandou afin de  parler du développement économique durable chez les femmes et les jeunes  défavorisés. Grâce au réseautage, à des discussions et au partage  d’idées, le forum a montré à quel point la formation professionnelle et  les petites entreprises représentaient les principales approches  développementales dans l’optique de créer des communautés prospères et  autosuffisantes.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
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&lt;div class=&quot;size12px&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;size12px&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=A1MsQE4UiY0&amp;amp;feature=youtu.be&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Voir le vidéoclip préparé par le CECI-Népal pour la Journée internationale des femmes (en anglais seulement)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Les partenaires du CECI et du programme Uniterra intensifient leurs efforts à l’occasion de la Journée internationale des femmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;div class=&quot;size12px&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans tout le Népal, de nombreuses activités, des programmes, des  représentations et des rassemblements ont eu lieu afin de souligner la  contribution et la réussite des femmes et de célébrer cette Journée  internationale des femmes. Cette année, les partenaires du  programme  Uniterra se sont montrés plus actifs que les précédentes, organisant  divers événements dans la capitale, Katmandou.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/_resampled/resizedimage300200-Nepal5.jpg&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/p&gt;
Le 8 mars au matin, la &lt;em&gt;Federation of Women Entrepreneurs Association of Nepal&lt;/em&gt; (FWEAN – Fédération de l’Association des Femmes Entrepreneurs du Népal)  est descendue dans la rue, invitant ses partenaires à se joindre à ses  membres pour une marche de la paix jusqu’au Square Patan Durbar. Un  petit programme et une pièce de théâtre de rue portant sur les  difficultés rencontrées par les femmes ont ensuite été présentés. Surya  Bajrachaya, spécialiste des questions de genre et volontaire nationale  Uniterra, a prononcé un bref discours pour féliciter les manifestant-e-s  pour leur réussite et partager sa joie de développer un partenariat  avec eux. Cet événement était coparrainé par le CECI et le programme  Uniterra. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;La &lt;em&gt;Federation of Community Forest Users of Nepal&lt;/em&gt; (FECOFUN –  Fédération des groupes d’usagers des forêts communautaires), une  organisation-cadre représentant plus de 1 600 groupes d’usagers des  forêts communautaires, a pris part au programme Hariyo Ban financé par  l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international). Ce  programme consiste à réduire les répercussions négatives des changements  climatiques et les menaces qui pèsent sur la biodiversité du Népal. À  cette occasion, 16 femmes chefs de districts ont été reconnues pour leur  rôle dans la gestion des ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/_resampled/resizedimage300225-Nepal4.jpg&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Dans un autre programme, le personnel de Prerana, une organisation  locale pour l’amélioration des droits des femmes, et Astrid Dier,  volontaire Uniterra et conseillère en matière d’égalité entre les sexes,  ont participé à un rassemblement organisé par la Commission Nationale  des Femmes à Rani Pokhari. Issus de groupes de revendication, d’ONG, de  départements ministériels et de ministères, les participant-e-s  réclamaient principalement que cessent les violences faites aux femmes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ceci.ca/assets/Asie/Journee-internationale-des-femmes.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lire l'article complet du CECI-Népal&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 14:56:10 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/nepal-les-femmes-et-les-jeunes-force-de-changement/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Uniterra s&#39;associe à la 29e édition du Festival Vues d&#39;Afrique</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/uniterra-s-associe-a-la-29e-edition-du-festival-vues-d-afrique/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le programme Uniterra est fier de s’associer à la &lt;a href=&quot;http://www.vuesdafrique.org/cinema/29eme-festival-international-de-cinema-vues-dafrique-2013/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;29e édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique&lt;/a&gt;, en vue de célébrer la richesse culturelle africaine, son histoire et son dynamisme. Le Festival se déroulera du 26 avril au 5 mai à Montréal.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le programme Uniterra convie le public cinéphile et les amoureux de l’Afrique à participer à cette nouvelle édition de Vues d’Afrique. À l’Excentris, une exposition de photos prises par des volontaires d’Uniterra sera proposée aux festivaliers, qui pourront voter pour leur coup de cœur dans le cadre du Concours photo Uniterra. Des volontaires de retour de l’étranger viendront également échanger avec le public et témoigner de leur expérience en coopération internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Uniterra est un important programme de coopération internationale mis en œuvre conjointement par le &lt;a href=&quot;http://www.ceci.ca/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Centre d’étude et de coopération internationale (CECI)&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.eumc.ca/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC)&lt;/a&gt;. Uniterra vise à réduire la pauvreté et les inégalités en Afrique, à travers plusieurs projets de développement menés en partenariat avec des organisations locales.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chaque année, grâce à l’implication soutenue d’environ 200 volontaires canadiens, ces projets permettent de réduire la pauvreté et les inégalités au Botswana, au Burkina Faso, au Ghana, en Guinée, au Malawi, au Mali et au Sénégal. Un nombre croissant de ces volontaires sont originaires de ces pays. C’est leur façon de faire une différence, une personne à la fois, par l’entremise de ce programme agissant dans le respect et la valorisation des cultures.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le programme Uniterra est réalisé avec l'appui financier du gouvernement du Canada agissant par l'entremise de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Information :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arnaud Deharte : (514) 875-9911, poste 293, &lt;a href=&quot;mailto:arnaudd@ceci.ca&quot;&gt;arnaudd@ceci.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uniterra.ca/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.uniterra.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vuesdafrique.com/index.php/cinema/29-festival-international-de-cinema-2013/programation-2013/year_listevents/2013/-&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&amp;gt; Voir la programmation du 29e Festival international de cinéma Vues d’Afrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 00:00:00 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/uniterra-s-associe-a-la-29e-edition-du-festival-vues-d-afrique/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Un programme de stages novateur ouvre des portes aux jeunes Dalits</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/un-programme-de-stages-novateur-ouvre-des-portes-aux-jeunes-dalits/</link>
			<description>&lt;dt&gt;&lt;em&gt;Une nouvelle initiative propose une formation, un stage et un échange avec des homologues canadiens dans le but de favoriser le développement professionnel.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;/em&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/_resampled/resizedimage200266-Anita-Bhusal-at-CECI-Nepal-office.jpg&quot; title=&quot;Anita Bhusal at CECI-Nepal office&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;266&quot; alt=&quot;&quot;/&gt;« Parce que j’étais une femme dalit, j’ai manqué tant d’occasions! » explique Anita Bhusal qui, a 23 ans, a éprouvé d’importantes difficultés à trouver un emploi en raison de sa caste. Tout a changé lorsqu’elle a été admise dans le programme de stages novateur financé par le programme Uniterra et réalisé par le &lt;em style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Professional Development and Research Center&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt; (PDRC, Centre de Recherche et Développement Professionnel). Au moyen d’une formation professionnelle reconnue et d’un stage au sein d’un organisme non-gouvernemental visant à acquérir une expérience en milieu de travail, cette initiative aide à briser le cercle vicieux des discriminations à l’encontre des Dalits et leur permet d’améliorer leur accès à l’emploi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em; text-align: justify;&quot;&gt;D’une durée de six mois, le programme pilote divisé en deux phases, s’adresse tout particulièrement aux nouveaux diplômés de la communauté dalite. Les deux premiers mois étaient consacrés à des formations intensives en anglais, en informatique de base et en administration. Les sept stagiaires sélectionnés parlaient peu anglais et n’avaient pas la confiance nécessaire pour s’exprimer clairement. Cette première partie était donc primordiale pour eux.  Au cours des quatre derniers mois, les stagiaires ont travaillé auprès de partenaires du programme Uniterra œuvrant dans le domaine de la gestion durable des forêts. Ils ont ainsi pu collaborer avec des stagiaires canadiens d’&lt;/span&gt;&lt;a style=&quot;text-align: justify;&quot; href=&quot;http://www.uniterra.ca/devenez-volontaire-international/etudiants-sans-frontieres/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Étudiants sans frontières&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em; text-align: justify;&quot;&gt;®, échangeant des idées et partageant leurs compétences avec des jeunes issus de cultures différentes.&lt;img class=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/_resampled/resizedimage266200-Nepali-InternAnita-Bhusal-interviewing-project-activities-in-for-FECOFUN-in-Dholoka.jpg&quot; title=&quot;Anita Bhusal interviewing project activities in for FECOFUN in Dholoka&quot; width=&quot;266&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;&quot;/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« Je suis très fière de moi » dit Anita Bhusal, qui est allée jusqu’à Dholoka pour faire son stage à la &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uniterra.ca/qui-sommes-nous/profils-partenaires/federation-of-community-forestry-users-of-nepal-fecofun-fr-CA/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Federation of Community Forest Users of Nepal&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (FECOFUN – Fédération des groupes d’usagers des forêts communautaires), une organisation dédiée à la gestion des ressources naturelles. Alors qu’elle hésitait à partir loin de chez elle, Anita Bhusal a été ravie de l’expérience et a tout particulièrement apprécié le travail auprès de son homologue canadien. « J’ai changé, dit-elle. Avant, je ne connaissais rien au travail de bureau et aux tâches administratives, et je ne parlais pas beaucoup anglais. Désormais, je peux parler à des étrangers et j’ose prendre la parole devant des groupes importants. » Seule femme au sein de la prison de Parsa, où elle travaille en tant qu’opératrice en informatique, elle estime avoir obtenu ce nouvel emploi grâce à une meilleure capacité à s’exprimer en public et une confiance en elle accrue par rapport aux autres candidats. Le programme a également permis à deux autres diplômés de décrocher un emploi et d’acquérir de nouvelles compétences et habiletés. D’autres encore sont présentement en train de préparer le concours de recrutement du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sagun Bista, chargée de programme Senior pour Uniterra/CECI, est très satisfaite de l’issue du programme et souhaite le voir continuer. « Le programme de stages représente un moyen efficace de briser le cercle vicieux de la discrimination à l’encontre des Dalits, explique-t-elle. Le lien avec les volontaires canadiens a permis aux stagiaires Dalits de prendre conscience et de découvrir des possibilités de perfectionnement professionnel. Népalais et Canadiens ont beaucoup appris en partageant leurs approches du travail et de la société. »&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;captionImage center&quot; style=&quot;width: 600px;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;center&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/_resampled/resizedimage600400-Canadian-volunteers-and-Nepali-interns-at-Annual-General-Meeting.jpg&quot; title=&quot;Canadian volunteers and Nepali interns at Annual General Meeting&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; alt=&quot;&quot;/&gt;&lt;p class=&quot;caption&quot;&gt;Les volontaires canadiens et les stagiaires népalais lors de la rencontre annuelle &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;À propos du PDRC: &lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Le &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Professional Development and Research Center&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt; (PDRC – Centre de Recherche et Développement Professionnel) est un organisme social sans but lucratif créé en 2005 dans le but de participer à la création d’une société exempte de discrimination. Le PDRC cherche tout d’abord à améliorer l’accès à l’enseignement supérieur pour les membres de la communauté dalite et d’autres jeunes défavorisés tout en leur permettant d’acquérir des compétences et habiletés professionnelles qui favoriseront leurs chances de trouver un emploi sur un marché du travail très compétitif – y compris mais pas uniquement un emploi gouvernemental. Le PDRC participe à l’engagement éducatif et au développement professionnel de la communauté dalite qui, pendant des siècles, n’a pas pu avoir accès à l’éducation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour plus d’informations : &lt;a href=&quot;http://www.pdrc.org.np/&quot;&gt;www.pdrc.org.np&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 09:33:42 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/un-programme-de-stages-novateur-ouvre-des-portes-aux-jeunes-dalits/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Pour améliorer les Clubs de filles au Ghana </title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/pour-ameliorer-les-clubs-de-filles-au-ghana/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/_resampled/resizedimage350233-Cassandre-Blier-GHANA-Student-laughing-while-watching-Girls-Club-role-play-in-Ghana.jpg&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;233&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le texte ci-dessous est un exemple du travail accompli par une stagiaire Étudiante sans frontières. Au cours de son mandat, la stagiaire devait, entre autres responsabilité, appuyer les Clubs de filles, notamment en ce qui a trait aux cliniques et cercles de lectures et à l’assistance aux devoirs. L’article présente ses observations et recommandations pour améliorer les résultats de ces diverses activités.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au cours de son mandat, la stagiaire a eu l’occasion d’observer l’efficacité et l’efficience des Clubs de filles du district de West Gonja, dans le nord du Ghana, notant certaines améliorations que les &lt;em&gt;Girls Education Unit (GEU)&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;Ghana Education Service (GES&lt;/em&gt;), deux organes du ministère de l’Éducation du Ghana, pourraient y apporter.&lt;/p&gt;
&lt;table border=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;span class=&quot;size10px&quot;&gt;&lt;span class=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;De plus en plus d’organisations adaptent les Clubs de filles et les Camps annuels pour filles pour développer les compétences de leaderships des filles. Environ 500 clubs ont été créés dans tout le pays - dont 50 dans la région d’intervention des partenaires d’Uniterra - et comptent 12 000 filles membres. Ces clubs font la promotion de l’éducation des filles et ont ainsi contribué à faire passer le taux d’inscription à l’école au-dessus de la moyenne nationale dans les zones où ils sont actifs&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Créés pour encourager la persévérance des filles à l’école primaire et secondaire, les Clubs de filles existent dans de nombreuses écoles du Ghana et offrent des activités académiques visant à renforcer les capacités et l’estime de soi des filles. Parmi ces activités, on trouve des concours d’épellation, des cliniques de lecture, des débats, des excursions, des discutions reliées à la santé, etc. qui ont pour objectif d’améliorer les aptitudes d’apprentissage et les compétences en leadership des jeunes filles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;La Girls Education Unit (GEU) est responsable des activités réalisées par les Clubs de filles, ainsi que de la formation des coordonnatrices et de l’évaluation des activités. Cependant, la GEU relève de la Ghana Education Service (GES). Si les coordonnatrices des clubs sont directement imputables des activités facilitées, c’est à la GEU que revient la responsabilité du suivi et de l’évaluation de tous les clubs et de s’assurer que les coordonnatrices assument bien leurs rôle et responsabilités. Enfin, le GES, lui, doit gérer la GEU et s’assurer de son efficacité et efficience au sein du système. Afin de renforcer l’imputabilité des personnes concernées, le rapport considère qu’il est essentiel de bien définir les rôles et les responsabilités de chacun et chacune aux différents niveaux d’intervention, ce qui ne semble pas être le cas présentement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des recommandations pour les Clubs de filles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 16.3125px; text-align: justify;&quot;&gt;Les Clubs des filles réalisent de nombreuses activités dont plusieurs, selon le rapport, ont besoin d’être améliorer, par exemple les concours d’épellation, les cliniques de lecture, les débats. En général, ces activités se font en grands groupes avec un petit noyau de personnes participant sous le regard intimidant des autres. Le rapport suggère donc de travailler en petits groupes, mais avec la participation de toutes les membres du groupe et en autorisant l’apprentissage par les pairs. Aussi, lorsque des erreurs surviennent, les coordonnatrices devraient faire appel à des remarques constructives et encourageantes, plutôt que négatives. Plus de place devraient être données à des explications et des questions de compréhension, au respect des idées de toutes, à des sujets d’intérêts pour les jeunes filles, au jumelage d’étudiantes plus âgées avec des plus jeunes et à la libre expression de toutes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Afin d’améliorer l’organisation des GEU et les activités réalisées, le rapport propose des solutions touchant à la fois la formation des coordonnatrices et le développement d’outils de gestion. Il semblerait que les coordonnatrices des Clubs, souvent des bénévoles, sont peu motivées et formées à la gestion des clubs. Il est donc nécessaire d’améliorer leur formation notamment par rapport à l’importance de leur rôle, de leur motivation et de leur adhésion aux valeurs de l’éducation, ainsi qu’à la bonne gestion des Clubs. De plus, le ratio coordonnatrice-filles devrait passer de 1 pour 60 à 1 pour 20 filles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Au niveau des outils, il serait nécessaire d’avoir un Guide décrivant toute une gamme d’activités possibles, plus amusantes et plus interactives que présentement, et incluant des activités sur l’éducation en hygiène de base. Des boîtes de suggestions et de commentaires devraient être placées dans chaque Club pour récupérer les idées des jeunes filles de façon anonyme, permettant ainsi de couvrir des sujets importants pour elles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, la mise en place d’un système de suivi-évaluation est indispensable pour suivre les résultats des Clubs. Il s’agirait de créer des documents dans lesquels les coordonnatrices inscrivent les activités facilitées chaque semaine et les remettent à la GEU tous les mois pour un suivi adéquat de l’état d’avancement des résultats. Les Girls Education Officers devraient aussi rencontrer chaque mois les membres des Clubs, sans leur coordonnatrice, afin d’écouter les jeunes filles et s’assurer que tout se déroule bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 01 Apr 2013 14:12:42 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/pour-ameliorer-les-clubs-de-filles-au-ghana/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Les ordinateurs de l’Université de Guelph redémarrent les objectifs d’alphabétisation au Ghana</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/les-ordinateurs-de-l-universite-de-guelph-redemarrent-les-objectifs-d-alphabetisation-au-ghana/</link>
			<description>&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;La faculté et le personnel de l’Université de Guelph font équipe au profit du programme d’alphabétisation des adultes&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;table border=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/Uploads/News--media/Blog/JacquelineMurrayUofGmusicians.jpg&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;375&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;em&gt;Photo : La professeure Jacqueline Murray de l’Université de Guelph, deuxième à partir de la gauche, pose avec un groupe de musiciens  ghanéens pendant son Congé solidaire® au département d’éducation non  formelle du ministère de l’Éducation au Ghana.&lt;/em&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;p&gt;En l’an 2000, le taux d’alphabétisation au Ghana était de seulement 57,9%. Presque la moitié des adultes du pays ne pouvaient ni lire ni écrire. Cette année-là, la Banque mondiale a commencé à financer un département du ministère de l’Éducation ghanéen en vue d’alphabétiser les citoyennes et citoyens âgés de plus de 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, le taux d’alphabétisation des adultes avait grimpé à 74,8%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, la Banque mondiale a interrompu son financement et le pourcentage des adultes du Ghana qui pouvaient lire a commencé est retombé à nouveau : en 2010, il a chuté à 67,3%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Ghana, enseigner aux gens à lire et à écrire est un défi, dit la professeure Jacqueline Murray, directrice du programme pour les étudiants de première année de séminaire. Elle a été volontaire au Ghana deux fois par le biais du programme Congé solidaire®. Lors d’une visite, elle a découvert que le programme d’alphabétisation des adultes était toujours géré par le ministère de l’Éducation du pays, malgré le fait que le ministère ne recevait plus de financement de la Banque mondiale. Il y avait toujours beaucoup de membres du personnel dévoués, mais il leur manquait les ressources pour faire leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« L’organisme a des antécédents impressionnants », dit Jacqueline. « La plupart des membres du personnel sont très scolarisés, détiennent des diplômes d’études postsecondaires et sont entièrement dévoués à la mission. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque d’équipement est un obstacle grave, par contre. Dans un bureau, Jacqueline a trouvé sept personnes qui partageaient un seul ordinateur. Quant au secteur des relations publiques, ils n’avaient pas d’ordinateur du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le Ghana se développe à toute allure » dit Jacqueline, « mais sans alphabétisation, les gens risquent de manquer le bateau. On dit que l’alphabétisation est essentielle pour la démocratie. De plus en plus, il faut être alphabétisé pour avoir un emploi, mais l’alphabétisation est également essentielle dans la vie de tous les jours : pour être en mesure de lire les directives sur les produits, lire les prix et descriptions au marché, aider les enfants avec les devoirs. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant hâte d’offrir son appui, Jacqueline a contacté Rebecca Graham, directrice de l’information et bibliothécaire en chef à l’Université de Guelph, pour lui demander des suggestions. Rebecca a fait plus que suggérer : en moins de deux jours, elle a répondu à Jacqueline en lui offrant 125 ordinateurs avec câbles d’alimentation, souris et claviers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; « C’était un heureux hasard et un bon timing» dit Rebecca. Ils étaient en train de remplacer les ordinateurs des stations de travail publiques à la bibliothèque, elle a donc pu s’arranger pour que ces ordinateurs soient donnés. Le personnel de l’Université de Guelph a vérifié chacun des ordinateurs pour s’assurer qu’ils étaient en bon état de marche et les ont remis aux réglages d’usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, faire don des ordinateurs n’était que le début; les envoyer au Ghana était le défi suivant. « J’avais fait de la logistique lorsque je travaillais pour les forces aériennes » dit Rebecca, « donc je savais qu’on aurait besoin d’un conteneur pour expédier les ordinateurs. »  Jacqueline a réussi à trouver une compagnie maritime à Milton, Allegro Freight, qui s’est occupée de la tâche et qui a offert un taux charitable. Le Club Zonta a fait un don généreux qui a couvert la majeure partie des frais d’expédition au Ghana. La demande d’aide de Jacqueline a été facilitée par Michelle Fach, directrice du Centre d’éducation continue et de soutien à l’enseignement de l’Université, qui s’implique avec Zonta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« On devait tout coordonner et faire du va-et-vient pour s’assurer que les bons documents étaient remplis pour qu’on reçoive les ordinateurs sans avoir à payer de taxes ni de droits », ajoute Jacqueline. Expédier les 125 ordinateurs a coûté à peu près le même prix que si l’on avait acheté deux ordinateurs neufs au Ghana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que les ordinateurs vont aider? Rebecca note qu’ils n’ont pas expédié de moniteurs, l’équipement devra donc être combiné à des moniteurs du Ghana. Jacqueline ajoute qu’en général on accède à Internet en utilisant une clé USB sans fil. « Tout comme il n’y a pas beaucoup de lignes terrestres pour les téléphones, il n’y a pas beaucoup de réseaux où l’on peut brancher son ordinateur », dit-elle. Si l’on peut acquérir des moniteurs, elle pense que les ordinateurs qui ont été donnés vont faire une différence énorme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que ces 125 ordinateurs ont été envoyés au Ghana, la bibliothèque de l’Université de Guelph a remplacé presque l’équivalent de deux fois ce nombre, le reste étant allé ailleurs sur le campus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Pour moi, c’est une façon différente pour la bibliothèque de contribuer à la mission globale de l’Université », dit Rebecca. « Cela fait partie de notre engagement communautaire. La technologie ne résout pas de problèmes, mais elle permet aux gens de trouver des solutions. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacqueline l’appelle « une véritable histoire de l’Université de Guelph. C’est ce que nous faisons : on transforme des vies et on améliore la vie. » Elle espère retourner au Ghana pour voir le progrès qui a été fait avec ces nouvelles ressources et elle est certaine qu’elle sera chaleureusement accueillie. « C’est un groupe de gens exceptionnels. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Publié dans &lt;a href=&quot;http://atguelph.uoguelph.ca/2013/01/outdated-u-of-g-computers-reboot-literacy-goals-in-ghana/&quot;&gt;http://atguelph.uoguelph.ca/2013/01/outdated-u-of-g-computers-reboot-literacy-goals-in-ghana/&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 07:52:22 -0500</pubDate>
			
			
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			<title>Carnets de voyage</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/carnets-de-voyage/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si les voyages forment la jeunesse, la coopération volontaire modèle assurément notre vision de la nature humaine. C’est l’un des constats que j’ai faits à mon retour du Sénégal. Je vous invite à découvrir les réflexions que j’ai couchées sur papier, pendant mon séjour, dans ces carnets de voyage. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dakar 2012 — épisode I&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suis bien arrivée à destination, reconduite à mon hôtel par Alpha, le chauffeur à l’emploi du &lt;a href=&quot;http://www.ceci.ca&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Centre d’étude et de coopération internationale (CECI)&lt;/a&gt;. Un gentil jeune homme, courtois, serviable et attentionné. Sur la route, je n’ai pu m’empêcher de penser à Jean-Marie De Koninck : quel travail de sensibilisation il aurait à faire ici en matière de conduite automobile! Car à Dakar, ça roule vite! Sans parler des conducteurs au cellulaire à la main, du faible nombre de feux de signalisation et des coups de klaxon récurrents, une petite manie qui semble tout à fait naturelle pour prévenir les autres automobilistes de notre passage.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À la réception de l’établissement qui sera mon logis pour deux semaines, l’employé me dit que « la famille » m’attend. Mariame, chargée de programme au CECI à Dakar, et Fatou, coordonnatrice du Réseau Siggil Jigeen, m’attendent en effet, calmes et souriantes, pour m’accueillir et me souhaiter la bienvenue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je dois vous parler de Marianne, ma voisine de siège dans le vol en direction de Dakar. Elle m’a vue en train de lire &lt;em&gt;Une si longue lettre&lt;/em&gt;, un roman signé Mariama Bâ, une figure importante de la littérature sénégalaise. Ce livre est d’ailleurs inscrit au corpus d’ouvrages obligatoires pour les élèves du primaire au Sénégal. On dit que cette romancière est la première à avoir décrit les conditions de vie de la femme sénégalaise avec autant de vérité, et j’ajouterais de sensibilité. Un roman à lire, donc. Toujours est-il que Marianne, ma voisine, me dit : « C’est beau, ce livre, hein? Et tout à fait le portrait de la société sénégalaise, des femmes et des hommes. » Et là, elle se lance dans une description des relations entre les femmes et les hommes, des conflits qu’engendre la polygamie, de la pression de la famille sur les épouses, du pouvoir de l’argent, de la puissance des traditions et des mentalités que les hommes portent comme un code-barres sur le bras, va-t-elle jusqu’à me mimer pour que je saisisse bien la vérité de son affirmation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ma nouvelle amie fait référence ici à la prise d’une seconde épouse, qui survient parfois en cachette, à l’insu de la première, même si le couple évolue en apparence dans un contexte d’égalité. Par exemple, pour certains couples partis vivre en France, l’exil n’est pas un gage de changement des mentalités : même là-bas, des Sénégalais vont jusqu’à épouser une seconde femme, à lui faire des enfants et à la laisser s’installer dans la maison du couple. Une demeure souvent acquise à deux, en prévision des vieux jours.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle en a gros sur le cœur, ma voisine de siège. Je l’écoute, la questionne, j’analyse. Nous échangeons nos adresses de courriel. Puis arrive le moment du débarquement. Assise côté allée, donc debout la première, j’offre à ma voisine de retirer sa lourde valise du coffre de rangement supérieur. « Mais non, Nathalie. T’en fais pas, je vais demander à un homme! » Mais…. que je tente de rétorquer, je suis forte, et indépendante, et capable! Marianne insiste. Sans plus un mot, elle interpelle l’un des « frères », comme elle dit. Je laisse tomber. Plus de 24 heures d’avion et d’attente dans les aéroports, ça ramollit les convictions! Je laisse le code coutumier sénégalais prendre le dessus, cette fois-ci. Et notre frère s’exécute. Pratique, quand même!&lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dakar 2012 — épisode II&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd’hui, première journée dans les bureaux du CECI. Sur la route, la lumière du soleil qui plombe me renvoie le chaos de la ville qui, malgré tout, semble obéir à un ordre quasi établi : les piétons côtoient les voitures en toute aisance, des personnes en fauteuil roulant vont à droite et à gauche parmi ce brouhaha, alors que les vendeurs ambulants (qui offrent des cintres, des tissus, des cartes d’appel pour téléphone cellulaire, etc.), eux, tentent de s’y frayer un chemin. Personne ne paraît s’en étonner. J’en conclus que c’est le cours normal de la vie à Dakar. À travers mes lunettes d’Occidentale qui vit à Québec, petite ville toute propre, voire « disneyesque », il me semble qu’un tremblement de terre a eu lieu…. et que la ville se remet à peine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lunch en compagnie de Jamie, une volontaire venue travailler à Dakar avec sa petite famille : deux garçons âgés de moins de 5 ans, et un mari. Jamie est Américaine, mariée à un Français et vit en Afrique pour un mandat de plus d’un an. Du courage, elle en a! Jamie m’a amenée à la cantine de Mme Coulibaly, où nous avons mangé un plat local : du riz mijoté avec du poisson. Lequel? Sais pas… mais c’était très bon!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La fin de journée est difficile pour Mariame, ma collègue du CECI, qui met tout son cœur dans l’organisation de la rencontre qui se tiendra cette semaine : elle apprend que la représentante d’un important regroupement politique de l’Afrique de l’Ouest se désiste. « C’est grave! me dit-elle. Cela peut compromettre les chances de réussite de la ratification de ce projet de protocole d’égalité entre les sexes. » Je mesure mieux la fragilité des liens, la persévérance constante requise pour faire changer les choses. Et parfois, les conditions gagnantes ne sont pas toutes réunies.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;N’empêche, il faut continuer. « Le chemin est difficile. Et demain il fera jour », lui dit Safiétou Diop, la présidente du Réseau Siggil Jigeen, venue discuter avec Mariame pour atténuer sa tristesse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retour en taxi avec un chauffeur qui parle difficilement français — sa langue est le wolof —, qui écoute des prières de Mahomet sur cassette… et qui ne connaît pas mon hôtel. « Pas grave, me dit-il, on va arrêter et demander à un passant. » Ah bon!? Je m’y suis rendue… après quelques échanges entre des piétons et le conducteur du taxi, et plusieurs minutes de plus qu’il en aurait normalement fallu. Et non sans une infime petite crainte au ventre, vraisemblablement inutile.&lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dakar 2012 — épisode III&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce matin, présentation devant des femmes à la tête d’organisations africaines vouées à la défense des droits de la personne, plus particulièrement des droits des femmes. On fait brièvement état de mon parcours professionnel et de réalisations plus personnelles, comme la mise au monde de deux enfants. À ces mots — ceux concernant mes enfants —, l’ensemble des femmes se met à m’applaudir. De joie, j’imagine. De fierté aussi, et de solidarité entre mères, car la plupart le sont.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce texte d’introduction est fortement inspiré d’une mini-biographie que j’ai moi-même rédigée à la demande du CECI, et qui était pratiquement la même que j’avais fournie aux organisatrices de l’Université féministe d’été 2012 (UFÉ) en prévision d’une conférence que je devais y faire à Québec. À la seule différence près que le passage concernant « la mise au monde de deux enfants » avait été omis par l’animatrice de l’atelier à l’UFÉ.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Hasard? Occultation volontaire? Remarquez, je m’y attendais. En pleine préparation du dossier « Mères au foyer 2.0 » à ce moment-là, j’avais fait un test. Mettre au monde d’autres êtres humains est une action propre à une femme qui devrait être reconnue socialement. Par conséquent valorisée, et donc susceptible d’apparaître dans une mini-bio destinée à tracer le parcours d’une femme devant d’autres femmes. Au même titre qu’une thèse de doctorat. D’autant plus que ces années consacrées à la maternité grugent notre revenu à la retraite, reportent nos possibilités d’avancement professionnel, et quelquefois les sapent, même. Mettre au monde un enfant, c’est contribuer à la poursuite de l’humanité, non? Avons-nous occulté la maternité à force de vouloir nous émanciper? Il ne faut absolument pas remettre en question cette quête d’autonomie, bien sûr. Mais peut-on aussi reconnaître toutes les facettes de la féminité?&lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dakar 2012 — épisode IV&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dakar bat à un rythme effervescent. En fin de semaine, j’ai pris le temps d’y circuler plus librement. J’y ai vu la pauvreté, bien sûr. Le pays est aux prises avec un taux de chômage élevé et la morosité économique se sent, m’ont dit quelques Sénégalaises. Cette situation n’est pas sans exercer beaucoup de pression sur les habitants qui doivent manger, se déplacer, payer l’eau et l’électricité, en plus de leur loyer, quand ils en ont un. Si bien qu’aussitôt que vous mettez les pieds dans un marché populaire, on vous accoste sans répit. Il n’est pas question ici de méchanceté, mais de survie. Ma tête le comprend, mais il me faut déployer beaucoup d’énergie pour repousser les uns et les autres en plus de surveiller la circulation, de rester vigilante et de repérer les rues qu’il me faut emprunter pour me rendre à destination.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai aussi senti l’hospitalité sénégalaise : la couleur de ma peau jumelée à mon accent a tôt fait d’indiquer à mes frères et sœurs sénégalais mon origine. « Ça va, la Canadienne? » me demande-t-on. D’autres, plus perspicaces, avancent un : « Eh! La Québécoise, ne marche pas trop au milieu de la rue! » Ah, que je suis vite démasquée! Et du coup, je me sens dans l’obligation de faire honneur à mes origines... Bien fait! Car cela me permet d’entrer en communication avec de « vrais » Sénégalais! Ils ont le sens de l’humour, alors sur ce terrain, nous nous rejoignons. Après de brefs échanges, voilà que certains me surnomment « la Sénégalaise ». Je suis alors des leurs. Nous rions, nous nous serrons la main et je continue mon chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai observé la fierté africaine et perçu l’espoir de jours meilleurs. Invitée à souper chez Maymouna, vice-présidente du Réseau Siggil Jigeen, qui habite un quartier populaire de Dakar, nous célébrons avec sa famille et un ami, Daniel, le Nouvel An musulman. Au loin résonnent des chants religieux, des tam-tams et les cris des enfants qui se déguisent pour cette occasion. Dans la cuisine de Maymouna, Daniel, directeur d’école à la retraite, m’entretient de la « communicativité » africaine, du sens social des Africains. Pour Daniel, aussi bien que pour Maymouna, le printemps arabe de 2011 est le signe d’une conscience qui s’élève parmi la population africaine. La multiplication des médias privés, des réseaux sociaux, des téléphones portables, etc. participe à cette appropriation par la population des enjeux sociaux, même si celle-ci est encore majoritairement analphabète. Et si la société civile de huit ou neuf États se lève et exige des comptes aux gouvernements, affirment mes nouveaux amis, l’élan d’une Afrique nouvelle sera donné sur tout le continent!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/_resampled/resizedimage200303-Gore.jpg&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;303&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Des millions de femmes, d’hommes et d’enfants ont quitté l’Afrique à destination de l’Amérique par la &lt;em&gt;Porte du voyage&lt;/em&gt; &lt;em&gt;sans retour&lt;/em&gt; appartenant à l’une des maisons des esclaves situées sur l’île de Gorée.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, il m’a été donné de constater le pardon et la réconciliation. Visite à l’île de Gorée, que l’on atteint au moyen d’une chaloupe (pas de panique! il s’agit d’un traversier), en compagnie de Mariame, l’une des membres du réseau WILDAF (Femmes, droit et développement en Afrique). Sur cette parcelle de terre au large de Dakar ont transité de 15 à 20 millions d’Africains vers l’Amérique, et ce, pendant trois siècles. On estime que six millions d’entre eux sont morts. Les conditions dans lesquelles ils devaient attendre le jour de leur embarquement étaient ignobles, inhumaines. Puis venait le jour où ils devaient partir, séparés de leur famille, matriculés et enchaînés comme du bétail. Ils sortaient du bâtiment par une ouverture donnant sur la mer, entourés de soldats armés, question de stopper toute tentative d’évasion. C’est la &lt;em&gt;Porte du voyage sans retour&lt;/em&gt;. Impossible de se tenir dans son embrasure sans frissonner, sans pleurer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La question qui se pose, a conclu le guide de La Maison des esclaves, est la suivante : Comment des Européens (les hommes qui faisaient le commerce d’esclaves et qui habitaient à l’étage de la maison) ont-ils pu vivre parmi des femmes, des hommes et des enfants laissés dans de si piètres conditions? Je me dis que le pardon et la réconciliation semblent avoir été la seule réponse humainement possible.&lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dakar 2012 — épisode V&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vendredi, dernier jour de mission. Il vente sur Dakar, tellement que la poussière de la rue pince la peau de mon visage. L’hiver approche au Sénégal et la température baisse depuis quelques jours. Je commence à trouver que la chaleur est tolérable, alors que les gens d’ici, eux, commencent à frissonner…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette mission me fait réfléchir à nos habitudes de vie, nous autres, êtres humains. Peu importe où que l’on soit sur la planète, il nous est quasi incontournable de recréer un certain nombre d’habitudes, une forme de routine. Je le remarque chez mes collègues volontaires du CECI en poste pour de plus longs mandats, de quelques mois à plus d’une année. Ils tissent des relations avec des gens, souvent occidentaux, avec qui ils partagent affinités ou situation sociale, ou qui ont comme eux des enfants en bas âge, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Moi-même, en l’espace de deux semaines seulement, j’ai pris goût à certaines habitudes. Le réceptionniste, Dieudonné – beau comme un cœur –, m’accueille chaque soir avec un sourire charmant : « Comment a été ta journée, Nathalie? » Je lui raconte mon expérience, il me donne des conseils, des indications pour aller en ville, au marché, etc. Il m’a même invitée au cinéma; j’ai refusé un peu difficilement, je dois l’admettre! Ces derniers jours, même les vendeurs de cartes d’appel ambulants me saluent gentiment à la sortie de l’hôtel.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Idem aux bureaux du CECI : Assam, le gardien, me salue chaque matin, me demande si j’ai bien dormi et m’ouvre la porte d’une manière très courtoise. Cette gentillesse me manquera; cette amabilité à l’égard des autres. La conscience de l’autre qui fait si souvent défaut dans nos milieux où la productivité prend le pas sur la convivialité. Où l’individu prime sur la collectivité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans le quartier du CECI, j’ai repéré un supermarché où je vais acheter des victuailles pour le lunch. Comme près de mon bureau, rue Saint-Jean.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Changeons-nous vraiment? L’environnement autour de nous a beau se transformer radicalement, nous sommes ce que nous sommes : des êtres sociaux dont le souhait est d’être le plus heureux possible, dans les meilleures conditions de vie, et entourés de gens que nous aimons et qui nous apprécient. Nous vivons selon un code culturel X, déterminé par le pays et la société qui nous ont vus naître. Que l’on soit Québécois, Canadien ou Africain, musulman ou chrétien. Noir ou blanc. Et les occasions de réjouissances, de célébration, de repos, de partage, tout comme le désir d’améliorer des choses existent partout. Cette volonté de vivre mieux s’exprime simplement différemment. L’accepter, c’est faire un pas de plus vers la tolérance, et sûrement vers une plus grande conscience de l’autre.&lt;br/&gt;________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Issu du dossier:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;POUR DE VRAIS DROITS DES AFRICAINES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce  dossier réunit des articles portant sur la situation des femmes qui  vivent en Afrique de l’Ouest. Ils sont le fruit d’un partenariat conclu  entre le programme Uniterra et le Conseil du statut de la femme du  Québec. Ce partenariat inclue la réalisation d’un mandat nord-sud visant  à renforcer les capacités des coalitions qui œuvrent pour les droits et  la citoyenneté des femmes en Afrique de l’Ouest, particulièrement à  l’égard des démarches de communication qu’elles entameront pour  faciliter l’adoption du projet de protocole sur l’égalité de droits  entre les femmes et les hommes pour le développement durable en Afrique  de l’Ouest.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;strong&gt;SOURCE : &lt;a href=&quot;http://www.gazettedesfemmes.ca/dossier/81/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;HTTP://WWW.GAZETTEDESFEMMES.CA/DOSSIER/81/&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 13:47:21 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/carnets-de-voyage/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Souvenirs d&#39;une rencontre</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/souvenirs-d-une-rencontre/</link>
			<description>&lt;h3 style=&quot;font-size: 13px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’aspect le plus nourrissant du travail à l’étranger est d’aller à la rencontre des autres. Voici Hamidou et Marie.&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Hamidou, organisateur communautaire bénévole à la Coalition nationale de Guinée pour les droits et la citoyenneté des&lt;strong&gt;femmes&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; (CONAG-DCF)&lt;strong style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;, détenteur d’une maîtrise en animation socioculturelle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/Uploads/1Hamidou.jpg&quot; width=&quot;218&quot; height=&quot;261&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Avec Hamidou, j’ai partagé la banquette avant d’une voiture, faute de plus d’espace, alors que nous nous rendions à une réunion. Nous étions « collés-collés », comme nous l’avons exprimé avec humour, sans doute pour transcender le malaise que créait une telle proximité entre nous, qui étions étrangers. Je me suis vite intéressée à Hamidou, seul homme au milieu des nombreuses femmes engagées dans les Coalitions nationales pour les droits et la citoyenneté des femmes en Afrique de l’Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;A-t-il été difficile, lui ai-je demandé, de s’intégrer dans une organisation qui défend les droits des femmes et qui regroupe beaucoup d’organismes féminins? « Non. Quand j’y suis entré, j’ai accepté d’être encadré par les femmes. Et je ne me suis pas limité au volontariat; j’ai renforcé nos liens sociaux. Elles m’ont toutes transmis leurs connaissances et leur expérience, et aujourd’hui, j’évolue dans un environnement favorable. On se comprend très bien. La preuve est que, depuis janvier 2012, à la CONAG-DCF, on a changé l’instance dirigeante de la coalition pour élire neuf membres; j’occupe le poste de secrétaire-trésorier du comité de direction, qui est présidé par une femme et composé de cinq femmes et de quatre hommes. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;L’éducation qu’a reçue Hamidou a sans doute contribué à cette intégration réussie. Ce Guinéen a grandi dans une famille qui ne comptait que des femmes. « C’étaient des mamans, des tantes, des sœurs. J’ai un oncle maternel qui n’a fait que des filles. Il a demandé à mon papa d’accepter que je vienne chez lui afin qu’il m’élève pour avoir un garçon dans sa maison. J’ai donc été “récupéré” par mon oncle à l’âge de 6 ans. C’était une grande famille. Au fur et à mesure, j’ai appris à vivre avec les femmes. J’ai même pu apprendre des choses que l’homme ne doit normalement pas faire : balayer la maison, puiser de l’eau. » Une situation exceptionnelle, alors que la tradition, qui pèse encore lourd, veut que les travaux domestiques incombent aux filles et aux femmes, me confirme Hamidou. Il explique que son oncle était un intellectuel, professeur d’université, qui a vraiment voulu — et su — concilier les coutumes, les mœurs avec la modernité. Les tâches de la maison étaient clairement partagées entre les enfants, filles et garçon.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;Au sortir de l’université, il était logique pour Hamidou d’accepter le travail qu’on lui proposait dans une ONG membre de la CONAG-DCF qui luttait contre les mutilations génitales féminines. « J’ai fait mes premiers pas dans cette organisation et j’ai eu de l’intérêt pour ce travail. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;L’éducation d’Hamidou influence aussi sa vie de famille. « Je fais beaucoup d’efforts à la maison. Quand je reviens du travail, par exemple, si madame est couchée, je la laisse tranquille. En Afrique, il est rare que des hommes rentrent à la maison sans réveiller leur épouse, si elle est couchée, pour lui demander une assiette, une cuillère, du riz. Ce sont de petites pratiques que je lui épargne. Le week-end, je m’occupe du bébé : je lui donne à manger, je change ses Pampers, etc. Je pense que je peux libérer madame de certaines tâches le week-end. Je fais des efforts pour apporter ma contribution. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;La femme d’Hamidou a suivi une formation en chaudronnerie (fabrication d’unités industrielles) dans une école professionnelle, grâce à un projet financé par l’Agence canadienne de développement international pour aider le ministère de l’Enseignement professionnel guinéen à encourager la formation des jeunes filles dans les filières techniques. « Malheureusement, elle n’a pas encore de travail : le marché est difficile dans notre pays. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Marie, présidente du Réseau des jeunes filles et des jeunes femmes leaders du Sénégal (RENAJELF), conseillère municipale de Kaolack, en voie de terminer sa licence en comptabilité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/Uploads/1Marie-2.jpg&quot; width=&quot;218&quot; height=&quot;211&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;J’ai eu pour Marie un coup de cœur! Cette jeune femme engagée a été invitée à participer à l’atelier de consultation visant à bonifier la première mouture du projet de protocole sur l’égalité entre les femmes et les hommes pour le développement durable en Afrique de l’Ouest, tenu à Dakar en novembre. En atelier de travail, nous nous sommes retrouvées dans la même équipe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;Éloquente, convaincue et attachante, Marie a ce qu’il faut pour faire passer ses idées. Elle préside d’ailleurs un réseau regroupant des organisations jeunesse mixtes actives dans les 15 pays représentés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les jeunes filles membres de ces organisations sont invitées à joindre le réseau de Marie pour trouver écho à leurs préoccupations. La mission du RENAJELF est justement d’amener la jeune fille à trouver son statut dans la société, à participer à la sphère politique sur des sujets comme la santé reproductive ou la réclamation de ses droits.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;« Nous essayons de renforcer les capacités de leadership des jeunes filles, précise Marie. Et de leur faire comprendre qu’elles ont le droit de participer, qu’elles peuvent le faire tout autant que les garçons qu’elles côtoient, par exemple dans les organisations jeunesse, ou comme les militantes des organisations de femmes où, tôt ou tard, elles prendront la relève. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Marie déplore le manque de réceptivité et d’accueil de nombreuses organisations de femmes. « Pourtant, me dit-elle avec conviction, nous ne sommes pas là pour prendre leur place, mais plutôt pour cheminer avec elles, pour nous assurer que nous aurons compris le combat des femmes. À leurs côtés, nous apprendrons petit à petit. Dans une organisation de 100 femmes, il est anormal qu’une seule jeune femme représente la jeunesse. C’est insuffisant. Il faut qu’on nous invite à faire partie des organisations et qu’on nous laisse nous affirmer. Par exemple, pourquoi une organisation de femmes n’aurait-elle pas une section jeunesse, qui aurait les mêmes prérogatives, le même nombre de membres? » De leur côté, plusieurs aînées dénoncent le faible taux de participation des jeunes filles dans la quête de l’égalité entre les sexes. Pourtant, Marie m’assure que les jeunes femmes s’engagent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;Pas de surprise : Marie ambitionne d’évoluer dans les plus hautes instances de son pays. « Je compte faire de la politique, car nous sommes dans un État où seule la politique fait vraiment changer les choses. La société civile n’a pas encore assez de poids. » Conseillère municipale de sa commune, elle est aussi présidente de la Commission des finances, du développement et de la planification de sa commune, dont elle prépare entre autres les états financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Marie puise sa motivation à même la société dans laquelle elle vit, et qu’elle souhaite changer. « Dans notre société, on dit que les femmes ne savent rien… Et les jeunes filles, on n’en parle même pas. Nous, on veut changer cette perception. On veut montrer qu’aussi bien les femmes que les hommes peuvent travailler et prendre une part active dans la société. Le défi de tous les jeunes, plus particulièrement des filles, est de montrer qu’ils peuvent tout faire si on leur en donne les moyens. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;________________________________________&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;font-size: 12px;&quot;&gt;&lt;sup style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;* &lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;La CONAG-DCF regroupe 12 ONG féminines ou mixtes ainsi que des syndicats d’enseignants et de chercheurs de Guinée. Elle travaille sur trois enjeux principaux  : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li style=&quot;font-size: 12px;&quot;&gt;l’égalité femmes-hommes et filles-garçons;&lt;/li&gt;
&lt;li style=&quot;font-size: 12px;&quot;&gt;la lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles;&lt;/li&gt;
&lt;li style=&quot;font-size: 12px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;la promotion de la participation des femmes aux instances de prise de décision et de l’accès à leur citoyenneté.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.5em; font-size: 12px; padding: 0px; text-align: justify;&quot;&gt;________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;line-height: 1.5em; font-size: 12px; padding: 0px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: transparent;&quot;&gt;Note / Dossier: &lt;/strong&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: transparent;&quot;&gt;POUR DE VRAIS DROITS DES AFRICAINES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;line-height: 1.5em; font-size: 12px; padding: 0px; text-align: justify;&quot;&gt;Ce dossier réunit des articles portant sur la situation des femmes qui vivent en Afrique de l’Ouest. Ils sont le fruit d’un partenariat conclu entre le programme Uniterra et le Conseil du statut de la femme du Québec. Ce partenariat inclue la réalisation d’un mandat nord-sud visant à renforcer les capacités des coalitions qui œuvrent pour les droits et la citoyenneté des femmes en Afrique de l’Ouest, particulièrement à l’égard des démarches de communication qu’elles entameront pour faciliter l’adoption du projet de protocole sur l’égalité de droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable en Afrique de l’Ouest. Bonne lecture!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: transparent;&quot;&gt;SOURCE : &lt;a href=&quot;http://www.gazettedesfemmes.ca/dossier/81/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: transparent;&quot;&gt;HTTP://WWW.GAZETTEDESFEMMES.CA/DOSSIER/81/&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 12:04:22 -0500</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/souvenirs-d-une-rencontre/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Une naissance laborieuse</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/une-naissance-laborieuse/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Entre le poids de la tradition, un islam qui se radicalise et le féminisme occidental qu’elles voient comme un repoussoir, les Sénégalaises peinent à inventer un féminisme qui leur ressemble.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quartier Yoff, tout près de l’aéroport de Dakar, la capitale sénégalaise. Souleymane, le chauffeur de taxi, me conduit à L’Océan, un hôtel en bord de mer doté d’une terrasse immense qui s’avance presque dans les vagues.« Les femmes qui vont trop longtemps à l’école, c’est pas bon pour nous, les hommes, me raconte-t-il avec verve. Elles ne font qu’à leur tête après. »&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;captionImage left&quot; style=&quot;width: 253px;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/1FatouSowCrditMoniqueDurand.jpg&quot; width=&quot;253&quot; height=&quot;217&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;p class=&quot;caption&quot;&gt;La féministe sénégalaise Fatou Sow est convaincue que la libération des femmes de son pays passe notamment par la remise en cause de la domination masculine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je souris intérieurement parce que j’ai rendez-vous avec l’une des plus célèbres féministes du pays sur la terrasse de L’Océan. Fatou Sow. Bardée de diplômes, éclatante de vitalité avec ses 70 printemps et ses cheveux blancs balayés par la brise marine. Une icône du féminisme ici. À la fois redoutée et admirée par tout ce que le Sénégal compte de militantes, activistes, intellectuelles et politiciennes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Redoutée parce que vue par ses consœurs comme une « pure et dure » qui a été formée en &lt;em&gt;gender studies&lt;/em&gt;dans des universités américaines et qui porte, selon ses détractrices, un message arrogant.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Admirée pour son parcours de vie : sociologue, professeure à l’Université de Dakar, chercheuse au Centre national de la recherche scientifique en France, directrice générale de Women Living Under Muslim Laws, une organisation internationale basée à Londres et préoccupée par le sort des femmes dans les pays musulmans. Admirée aussi parce que, mariée et mère de quatre enfants, elle a osé conserver son nom de jeune fille et garder sa tête nue, sans foulard, dans un pays où ça ne se fait pas, tout simplement.« J’ai maintenant assez d’assurance pour me faire traiter d’Occidentale sans que ça me dérange », confie-t-elle, assise devant un jus d’orange sur la terrasse de L’Océan.&lt;/p&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À chaque culture son féminisme&lt;/h3&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le grand mot est lâché : Occidentale, comme dans… femmes occidentales. Ici, un repoussoir pour de nombreuses militantes œuvrant à améliorer le sort des Sénégalaises et des Africaines en général. Un épouvantail pour plusieurs hommes qui accusent les féministes d’être payées par des lobbys occidentaux pour contaminer leurs femmes…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« Je refuse d’arrimer le féminisme africain au féminisme occidental », affirme Odile Faye, directrice de l’Association des femmes africaines pour la recherche et le développement. Elle juge le féminisme des pays développés trop radical et tourné contre les hommes. « N’oublions pas que c’est nous, les femmes, qui reproduisons le système patriarcal. Nous en sommes partie prenante. Nous devons convaincre les femmes aussi bien que les hommes que des changements sont nécessaires. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« Il faut contextualiser chaque combat », renchérit la juriste et chercheuse Fatou Kiné Camara, qui affirme ne jamais faire référence aux féministes occidentales devant ses auditoires et n’avoir pas voulu lire Simone de Beauvoir. « Nous sommes le produit d’un passé d’esclavagisme et de colonialisme qui nous distingue », poursuit celle qui a orienté ses recherches autour de la tradition négro-africaine qui, selon elle, ménageait un bien meilleur sort aux femmes avant la colonisation. « S’appuyer sur la tradition est une stratégie qui passe mieux ici que le féminisme qui accuse les hommes. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/1Kin-Praia12dec2011.jpg&quot; width=&quot;231&quot; height=&quot;330&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;« &lt;em&gt;Le féminisme abordé sous l’angle de la tradition négro-africaine, qui réservait un sort bien meilleur aux femmes avant la colonisation, est une stratégie qui passe mieux ici que celui du féminisme qui accuse les hommes&lt;/em&gt;.» — Fatou Kiné Camara&lt;/h3&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;&lt;br/&gt;Retour sur la terrasse de L’Océan, dans la moiteur de l’air salin. Fatou Sow n’est pas d’accord avec cette vision attachée à la tradition. « Il faut déconstruire le discours actuel qui prétend que la culture traditionnelle africaine était plus égalitaire et que seuls les colonisateurs ont asservi les femmes. C’est faux. » Elle n’hésite pas à dire que ce discours constitue un paravent pour éviter de remettre en question la domination des hommes.« La plupart de celles qui se disent féministes dans ce pays ne remettent pas en cause cette domination. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D’ailleurs, le mot &lt;em&gt;homme&lt;/em&gt; semble presque banni du vocabulaire des groupes de femmes, au profit du mot &lt;em&gt;genre&lt;/em&gt;. « Et les programmes d’études sur le genre en Afrique ne s’affirment pas féministes », précise-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des priorités et des besoins différents&lt;/h3&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La décennie consacrée aux femmes par l’ONU (1976-1985) fut l’occasion pour de nombreuses féministes du continent africain de revendiquer le droit à la parole, qu’elles jugeaient totalement accaparée par les Occidentales, et le droit à la différence dans l’expression de leurs priorités et de leurs besoins. « Les organisations féminines et féministes au Sénégal, et dans toute l’Afrique, continuent de travailler davantage pour l’autonomie financière des femmes et l’amélioration de leur qualité de vie au quotidien que sur leur rôle et leur statut dans la société, explique Odile Faye. Quand des femmes meurent parce qu’elles n’ont pas de savon pour se laver après un accouchement, vous comprendrez que l’éducation et l’accès des femmes au travail sont des besoins de base. La liberté des femmes commence avec leur indépendance financière. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans un tel contexte, la liberté sexuelle ressemble plutôt à un non-sujet ici.« Les femmes veulent avoir accès à la contraception, mais le discours sur la liberté sexuelle les répugne, explique Fatou Sow. Elles disent : “Le droit à la contraception, oui, le droit au contrôle de son corps, non!” » À ce propos, Odile Faye aime à citer une phrase répandue chez les féministes africaines : « Nous parlons du ventre tandis qu’elles, femmes d’Occident, parlent du bas-ventre. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« Les Africaines sont très pudiques », glisse Ami Kiné Camara, mère de la juriste Fatou Kiné Camara, qui raconte, avec une pointe de fierté, qu’elle est parvenue à se procurer la pilule dans les années 1970 à l’insu de son mari. « Nous n’aimons pas aborder ces sujets », poursuit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avortement, liberté et plaisir sexuels sont des sujets encore tabous ou presque sur le continent africain. Même chose pour l’orientation sexuelle.« Pas de lesbiennes en Afrique? Mon œil! » s’insurge Fatou Sow.« Aujourd’hui, ajoute-t-elle, le débat le plus difficile au sein des groupes de femmes porte sur la sexualité. »&lt;/p&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’islam radical : un obstacle&lt;/h3&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans un pays constitutionnellement laïc et très majoritairement musulman, un autre écueil sur le chemin de l’émancipation des femmes se précise chaque jour davantage : un islam qui se politise et se radicalise. « L’islam sénégalais est corrompu par l’influence des salafistes [NDLR : adeptes du salafisme, un courant islamiste fondamentaliste] et des pays arabo-musulmans », affirme Fatou Sow sans détour. Sur le campus de l’Université de Dakar, les femmes « enfoulardées » se multiplient. « Et de nombreuses discussions se terminent par : “C’est le Coran qui l’a dit!” », déplore-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les féministes sénégalaises s’accordent sur une chose : elles doivent pouvoir garder ouvertes les voies du dialogue avec une société très croyante, afin de pouvoir livrer leur message. « Au Sénégal, vous ne pouvez pas dire que Dieu est nul. Plus personne ne va vous écouter! » s’exclame Fatou Sow. « On ne peut pas prêcher dans le désert. Il faut pouvoir être entendues! insiste Odile Faye. Il ne faut pas être trop en avance sur notre société. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« La laïcité prend tout son sens, maintenant plus que jamais », martèle Fatou Sow. C’est peut-être sur ce terrain-là que se jouera d’abord le sort des Sénégalaises pour les décennies à venir. « Ma tête dénudée, c’est ma provocation! » lance-t-elle dans la rumeur des vagues de la terrasse de L’Océan.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;padding: 0px; line-height: 1.5em; font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;padding: 0px; line-height: 1.5em; font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: transparent;&quot;&gt;Note / Dossier: &lt;/strong&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: transparent;&quot;&gt;POUR DE VRAIS DROITS DES AFRICAINES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;padding: 0px; line-height: 1.5em; font-size: 12px; text-align: justify;&quot;&gt;Ce dossier réunit des articles portant sur la situation des femmes qui vivent en Afrique de l’Ouest. Ils sont le fruit d’un partenariat conclu entre le programme Uniterra et le Conseil du statut de la femme du Québec. Ce partenariat inclue la réalisation d’un mandat nord-sud visant à renforcer les capacités des coalitions qui œuvrent pour les droits et la citoyenneté des femmes en Afrique de l’Ouest, particulièrement à l’égard des démarches de communication qu’elles entameront pour faciliter l’adoption du projet de protocole sur l’égalité de droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable en Afrique de l’Ouest. Bonne lecture!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: transparent;&quot;&gt;SOURCE : &lt;a href=&quot;http://www.gazettedesfemmes.ca/dossier/81/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: transparent;&quot;&gt;HTTP://WWW.GAZETTEDESFEMMES.CA/DOSSIER/81/&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 11:43:25 -0600</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/une-naissance-laborieuse/</guid>
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		<item>
			<title>Comment travailler avec un partenaire local</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/comment-travailler-avec-un-partenaire-local/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/EntreNous/2013/_resampled/resizedimage300100-eLaineVietnam.png&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;Comment c’est, travailler avec un partenaire local dans un contexte interculturel? Comme le chante Beyonce, « cela peut être un beau rêve ou un vrai cauchemar! »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a des jours qui passent comme dans un rêve. Les plans ont été établis et mis en œuvre sans problème… les résultats attendus sont atteints. Et puis, il y a d’autres jours qui sont un vrai cauchemar. Ces jours semblent ne jamais vouloir prendre fin et vous commencez à vous demander ce que vous êtes venus  faire au Vietnam et si vous avez bien fait de quitter votre emploi au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je mentirai en disant que tout va comme sur des roulettes tout le temps. Travailler de manière efficace avec des partenaires locaux est tout à fait différent. Pour moi, la clé d’un bon travail, c’est de joindre les partenaires où ils se trouvent dans leur cheminement, tout en sachant comment les encourager, en les poussant ou en leur rappelant de faire quelque chose pour atteindre ce qu’ils ont identifié comme but.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mon expérience m’a appris que, pour la plus grande part, les partenaires veulent apprendre et développer leurs capacités. En fait, la frustration ne vient pas du manque de désir ou de bon vouloir des partenaires, mais du système dans lequel nous travaillons. Parfois, nous oublions que nos partenaires ont les mains liées. Le système est hiérarchique de nature, alors tout prend du temps, beaucoup de temps, et bien souvent les gens avec qui nous travaillons ne sont pas ceux qui dictent ou décident des politiques et des procédures, alors leurs mains sont liées aussi. C’est parfois très frustrant. Vous pouvez soit laisser la frustration s’enraciner en vous, grandir jusqu’à en devenir négative et laisser cette énergie négative tout envahir et s’envenimer au point que vous vous plaigniez de tout et de rien; ou vous pouvez accepter et comprendre les limites auxquelles vous et votre partenaire font face et essayer de voir quelles sont les  options possibles pour avancer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai grandi dans une ferme, alors j’associe ce que je fais à semer des graines. Toutes les présentations que je fais, les sessions de formation que je donne, le mentorat, etc. ne sont que des graines que je plante. Dans de bonnes conditions, elles grandissent et fleurissent. Parfois, les graines sont semées et on voit presqu’aussitôt  les fruits de son travail, d’autres graines prennent plus de temps à mûrir et d’autres encore ne fleurissent jamais. Il faut pourtant toujours croire que le temps viendra où elles fleuriront.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour travailler de façon efficace avec les partenaires locaux, j’ai aussi appris à célébrer les petites réalisations. Même si j’aimerais être le prochain Gandhi ou la prochaine Mère Teresa, je ne me fais pas d’illusion et ne pense pas que ce que je fais va changer le monde ou que mon partenaire local va prendre tout ce que j’ai partagé avec lui et immédiatement changer sa façon de travailler pour mettre en œuvre ce nouveau savoir. Tout comme un parent est fier quand son enfant obtient un diplôme -ou un acteur / une actrice est heureuse d’être nominée pour un prix-  je suis fière comme un paon quand je vois même la plus petite des améliorations ou des capacités renforcées!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le jour où je n’ai attendu que 30 minutes l’arrivée de mes collègues à une session de formation, je me suis vraiment prise pour Superwoman pouvant sauter d’un seul bond sur le toit d’un gratte-ciel! Trente minutes peuvent sembler longues, mais en comparaison aux 90 minutes que j’ai déjà eu à attendre à plusieurs occasions, 30 minutes ce n’est rien. Imaginez combien je jubile maintenant que le temps d’attente est réduit à 10 - 15 minutes, j’ai des mini crises cardiaques lorsque tout le monde est à l’heure! Essayez donc de trouver tous les jours dans votre travail quelque chose qui vous réjouisse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je crois qu’il est trop facile d’oublier parfois que nous travaillons dans un environnement interculturel. Cela peut vous sembler absurde, alors que toute le monde autour de vous est Vietnamien, parle Vietnamien et que vous dégoulinez de sueur parce que vous travaillez à 30° et plus sans air climatisé. Cependant, il arrive parfois que notre culture, nos croyances, nos attentes soient tellement enracinées en nous que si nous ne faisons pas un véritable effort pour voir comment elles nous influencent et ce que nous apportons dans toute interaction, nous ressentons de la frustration car la culture, les croyances et les attentes de notre partenaire local sont différentes et tout aussi enracinées en lui et dans ses interactions. Ce que vous croyez être du bon sens et une évidence ne l’est peut-être tout simplement  pas pour l’autre partie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour travailler de manière efficace avec les partenaires locaux, j’ai appris qu’il est plus important d’écouter que de parler. Ce qui n’est pas dit est souvent plus important que ce qui est dit. Il est crucial de cultiver sa patience, sa flexibilité et sa tolérance. La puissance de l’observation est souvent sous-estimée.  Il faut avoir un bon sens de l’humour et savoir rire de soi-même; tout comme il est important de laisser faire quand les autres rient de vous! Il faut être ouvert d’esprit, avoir la capacité de voir l’ensemble des choses et de voir l’aspect positif d’une situation. Et bien sûr,  être humble ne nuit pas non plus. Cela dit, il y a des fois ou toute la compréhension, la patience, la flexibilité et la tolérance du monde ne sont pas assez et vous devez faire preuve de fermeté affectueuse (« qui aime bien châtie bien »). Des fois, il faut être ferme pour pousser les partenaires hors de leur zone de confort et les aider à développer leurs capacités. Toutefois, il faut savoir quand et jusqu’où pousser pour avoir des résultats, et aussi quand ralentir lorsque vous avez poussé trop loin.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Travailler avec un partenaire local peut parfois être épuisant, alors il est important de prendre du temps pour soi pour réfléchir, se relaxer et se ressourcer. Rappelez-vous de mettre l’accent sur le parcours et les relations tout en gardant un oeil sur les résultats attendus.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rêve ou cauchemar? Heureusement, les beaux rêves sont plus beaucoup plus fréquents que les cauchemars!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 13:32:22 -0600</pubDate>
			
			
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			<title>Au Sénégal, la gouvernance change de visage</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/au-senegal-la-gouvernance-change-de-visage/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Grâce à la Loi sur la parité, adoptée en 2010, les Sénégalaises disposent d’un outil législatif qui devrait leur permettre de prendre leur place en politique. À condition que cette loi soit prise au sérieux, et son application, surveillée. Une responsabilité qui incombe au nouvel Observatoire national de la parité. Entretien avec sa présidente, Fatou Kiné Diop.&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La Loi sur la parité au Sénégal a été adoptée en 2010 sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis 2000 et détrôné lors des présidentielles de 2012 par le candidat Macky Sall. Cette loi, qui consacre la parité absolue dans les listes de candidatures, favorise une plus grande représentation des femmes dans les institutions totalement ou partiellement électives, que ce soit à l’échelle locale, municipale ou rurale.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;center&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/Uploads/News--media/Blog/Senegal.jpg&quot; width=&quot;390&quot; height=&quot;205&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl&gt;&lt;dt&gt;La Loi sur la parité a permis à 65 femmes de faire leur entrée à l’Assemblée nationale du Sénégal le 1er juillet dernier.&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br/&gt;Même si son application demeure imparfaite, et son existence, régulièrement remise en question par des élus et des leaders politiques masculins, le pays en récolte déjà des bénéfices. Le 1er juillet 2012, 65 femmes élues députées ont fait leur entrée à l’Assemblée nationale lors des élections législatives. Un acquis de taille obtenu grâce à la lutte acharnée qu’ont menée des Africaines engagées. Car entre 2005, moment où était lancée la campagne &lt;em&gt;Avec la parité, consolidons la démocratie!&lt;/em&gt;, et l’adoption de la loi, six années se sont écoulées. Mais chaque étape était marquée par des acquis, nous dira Fatou Kiné Diop, présidente de l’Observatoire national de la parité (ONP) et du &lt;a href=&quot;http://www.cosef.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Conseil sénégalais des femmes (COSEF)&lt;/a&gt; . « Et jamais nous ne perdions de vue notre but : avoir une loi qui institue la parité en politique. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après qu’elles eurent déployé beaucoup d’efforts et atteint leur objectif, il était logique que les femmes revendiquent un mécanisme de veille, d’alerte et d’anticipation. Est donc né l’Observatoire national de la parité, mis en place par l’État. L’ONP a entre autres pour mission de promouvoir la parité entre hommes et femmes dans les politiques publiques, et de déterminer les obstacles à la mise en œuvre de la parité. Hélas, sur son chemin se dressent encore des obstacles : un budget de fonctionnement inexistant et des élus désireux de faire annuler la loi. Sans compter que sa présidente travaille assise sur une natte dans des locaux… vides!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mme Diop n’est pas au bout de ses peines, mais reste déterminée à rendre opérationnel l’organisme qu’elle dirige pour aider les femmes à prendre leur place sur l’échiquier politique sénégalais. Parce que pour changer la face du pouvoir, il faut plus qu’une loi!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gazette des femmes: Dans quel contexte a été adoptée la Loi sur la parité au Sénégal?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;strong&gt;Fatou Kiné Diop:&lt;/strong&gt; Deux facteurs convergents ont favorisé la naissance de cette loi : l’engagement militant des femmes et la volonté politique. Les Africaines se battent depuis des décennies. Chaque génération a posé ses revendications selon le contexte et les préoccupations du moment. Les acquis se sont superposés et ont entraîné d’autres types de revendications. Depuis 1995, le Conseil sénégalais des femmes, qui regroupe des politiciennes et des femmes de la société civile, fait la promotion de la participation politique des femmes. En 1998, cet organisme avait soulevé la question des quotas auprès des partis dans une démarche de négociation et de conscientisation des leaders politiques pour une plus grande représentation des femmes sur les listes de candidatures. À l’époque, les partis politiques s’étaient engagés moralement à appliquer les quotas. Après avoir évalué cet engagement à la suite des élections de 1998, le COSEF s’est rendu compte qu’il n’avait pas été respecté. La représentation des femmes sur les listes s’était un peu améliorée, mais le nombre d’élues stagnait. On ne pouvait donc plus continuer à compter sur un engagement moral. Il nous fallait un instrument juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De quels arguments disposait le COSEF pour convaincre l’État de la nécessité d’adopter un instrument juridique contraignant?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;Le contexte politique nous a quelque peu servies. En 2000, nous vivions l’alternance politique à la tête du Sénégal. Pour la première fois depuis l’indépendance du pays, en 1958, un nouveau parti politique a pris le pouvoir avec l’élection du président Abdoulaye Wade. Avant son entrée en poste, il avait eu à exprimer ses positions sur les questions de la parité et de la représentation des femmes à plusieurs occasions, ici au Sénégal aussi bien qu’à la Commission de l’Union africaine*. Le COSEF a donc saisi cette occasion pour agir, même si la question de la parité était depuis longtemps dans sa mire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 2004, le Sénégal a aussi ratifié la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes (communément appelée le protocole de Maputo), dont l’article 9 est extrêmement précis à propos de la parité : les États signataires s’engagent à l’atteindre. Le Sénégal est allé un peu plus loin en inscrivant le protocole de Maputo dans le préambule de sa Constitution. Et lorsqu’un protocole ou une convention se trouve dans la Constitution, il a une valeur constitutionnelle. À partir de ce moment, nous savions que nous disposions des bons arguments juridiques et politiques pour amener de nouveau le débat de la parité au gouvernement. Après deux ans de discussions au COSEF pour établir notre stratégie, nous avons décidé de lancer la campagne &lt;em&gt;Avec la parité, consolidons la démocratie!&lt;/em&gt;, qui visait à amener les pouvoirs publics à légiférer sur la parité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelle était la stratégie du COSEF pour y parvenir?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;Il faut retenir trois choses de cette campagne : l’argumentation juridique irréfutable car appuyée sur la Constitution; la proposition de modification du Code électoral afin d’y inscrire la parité; et la mobilisation de la société civile.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour étayer notre proposition d’inscrire la parité dans le Code électoral, nous avons consulté des juristes et des constitutionnalistes réputés. Au terme de ce travail, nous avons convenu avec la ministre de la Femme de l’époque de faire une marche pour remettre cette proposition de loi au président de la République. La Marche pour la parité s’est tenue le 27 mars 2007. Nous étions toutes de blanc vêtues, car le blanc nous est apparu comme la seule couleur qui pouvait transcender toutes les autres, déjà associées à des partis politiques. Côté mobilisation, nous avons vite conclu qu’il fallait nouer un partenariat avec les femmes elles-mêmes, puisque les négociations avec les leaders masculins avaient été infructueuses. Nous avons demandé à tous les mouvements politiques de femmes de se joindre à cette campagne. La Loi sur la parité a été adoptée en mai 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Adoptée, mais pas tout à fait appliquée. Pour répondre à la demande insistante des militantes, l’État sénégalais a mis sur pied l’Observatoire national de la parité afin de veiller à l’application de cette loi. Quelle est la mission de cette institution que vous présidez?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;L’ONP est chargé de faire le suivi de la mise en œuvre de la loi, ainsi que des politiques en matière d’équité entre les femmes et les hommes. Sa présidente, nommée par décret pour une durée de cinq ans, est appuyée par un conseil d’orientation composé de 34 personnes choisies parmi les milieux gouvernemental, universitaire, associatif, syndical et politique. Notre organisme jouit d’une certaine indépendance, car il est détaché du ministère de la Femme — c’était d’ailleurs une revendication des femmes. L’ONP est sous la tutelle du président de la République. Notre rôle est de lui faire des propositions, des recommandations après collecte et analyse de données recueillies sur le terrain. Nous collaborons avec les organismes civils afin de collecter efficacement l’information. L’ONP a donc pour mission de centraliser l’information et de la traiter avant de la redistribuer aux organismes qui œuvrent auprès des femmes, afin de permettre à chacun d’agir.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le nouveau gouvernement appuie-t-il l’ONP?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;Si je me fie à la réaction du président de la République, Macky Sall, quand il m’a reçue, nous avons son appui. Il n’est pas question pour lui de revenir sur les acquis des femmes, m’a-t-il confirmé. Il voudrait surtout que, à l’échelle rurale, les femmes puissent aussi jouir des fruits du développement. Et si le président du Sénégal comprend que l’on ne peut réaliser le développement du pays sans le faire à la base, je m’en réjouis. Ça veut dire que, vraiment, on va toucher du doigt la réalité des faits, et cheminer vers la solution. Parce que peu importe ce que les mouvements de femmes ou les défenseurs des droits de la personne auront fait, il faut s’attaquer aux problèmes vécus à la base.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par ailleurs, l’ONP n’a pas encore commencé à fonctionner, faute de financement. L’administration publique est lourde, très lente, et dominée par des hommes qui ne sont pas nécessairement réceptifs aux questions d’égalité. Les institutions gouvernementales ne comprennent pas bien ce qu’est l’ONP, et acceptent mal son existence. Par exemple, le budget de fonctionnement de l’ONP n’a pas encore été approuvé par le ministère des Finances**. Nous n’avons donc pas d’équipe de travail. Et bien que nous ayons obtenu du financement d’ONU-Femmes pour réaliser la planification stratégique, il est impossible de démarrer réellement les travaux. Mais les idées sont là.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ne faudrait-il pas s’attarder à changer les mentalités?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;Tout à fait. La loi ne change pas tout, surtout pas les mentalités. Donc, il faut de la sensibilisation, mais aussi beaucoup d’actions concrètes en faveur des femmes pour les sortir de la pauvreté. On ne peut pas faire de la sensibilisation quand les gens vivent des problèmes pratiques, réels et quotidiens de survie. Je pense que c’est un mouvement d’ensemble, et qu’il faut appuyer sur tous les leviers en même temps pour avancer progressivement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les partenaires au développement ont-ils un rôle à jouer pour faire évoluer les mentalités?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;Je crois qu’ils doivent prendre position politiquement pour que nos acquis demeurent. On sait qu’il y a beaucoup de leaders politiques qui ne veulent pas de cette loi. Les forces conservatrices demeurent une réalité. Les femmes vont continuer de s’organiser pour se battre et conserver cet acquis, mais il est toujours bien d’avoir du soutien extérieur. C’est pourquoi, quand l’occasion se présente, j’interpelle les bailleurs de fonds afin que le maintien de la Loi sur la parité figure au nombre des conditions de partenariat avec le Sénégal.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;À quand une femme présidente du Sénégal?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;Ça peut ne pas être très loin. Car les mentalités changent relativement vite, en milieu urbain par exemple. Lors des présidentielles de 2012, deux candidates (sur 17 candidatures au total) sont allées jusqu’au bout de leur campagne, et se sont retrouvées devant des hommes en engrangeant un certain nombre de voix. Je parle d’Amsatou Sow Sidibé, une universitaire, et de Diouma Dieng, une styliste. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’y a pas eu de réactions négatives par rapport à ces candidatures féminines. Pour moi, c’est extrêmement positif.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D’ailleurs, grâce à la Loi sur la parité, 65 femmes ont été élues députées à l’Assemblée nationale pendant les élections législatives de juillet dernier, au cours desquelles la Loi sur la parité a été appliquée. Sur le plan des mentalités, c’est extrêmement important, notamment en ce qui concerne la question du pouvoir. La perpétuation de la domination masculine dans les lieux de pouvoir empêche les mentalités d’évoluer. Et voilà qu’en 2012, soudainement, la configuration de l’Assemblée nationale a changé. L’enjeu ne tient pas qu’au nombre, mais aussi à ce que le nombre va produire comme réaction. En milieu rural par exemple, lorsqu’une femme s’assoit pour regarder la télévision et voit qu’à l’Assemblée, il y a beaucoup de mouchoirs de tête, elle va se dire que les femmes peuvent être des gens de pouvoir. Et si la sensibilisation est bien faite en prévision des élections locales, peut-être qu’on fera un peu moins d’efforts pour la tirer vers les listes de candidatures.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;*L’Union africaine a été créée lors d’une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue à Syrte, en Libye, en 1999. Elle vise entre autres à accélérer le processus d’intégration sur le continent afin de permettre à l’Afrique de jouer le rôle qui lui revient dans l’économie mondiale. Elle déploie aussi des efforts pour résoudre les problèmes sociaux, économiques et politiques multiformes auxquels l’Afrique est confrontée, problèmes accentués par certains effets négatifs de la mondialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;**Pendant l’entretien, Mme Diop a reçu un coup de fil l’informant que le budget qui devait être consacré à l’ONP pour l’année financière 2012 venait d’être versé dans les coffres de l’État faute d’avoir été approuvé à temps. La direction de l’ONP attend donc le début de l’année financière 2013 pour voir son budget approuvé… et pour en disposer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Note / Dossier:&lt;br/&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;POUR DE VRAIS DROITS DES AFRICAINES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce dossier réunit des articles portant sur la situation des femmes qui vivent en Afrique de l’Ouest. Ils sont le fruit d’un partenariat conclu entre le programme Uniterra et le Conseil du statut de la femme du Québec. Ce partenariat inclue la réalisation d’un mandat nord-sud visant à renforcer les capacités des coalitions qui œuvrent pour les droits et la citoyenneté des femmes en Afrique de l’Ouest, particulièrement à l’égard des démarches de communication qu’elles entameront pour faciliter l’adoption du projet de protocole sur l’égalité de droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable en Afrique de l’Ouest. Bonne lecture!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;strong&gt;SOURCE : &lt;a href=&quot;http://www.gazettedesfemmes.ca/dossier/81/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;HTTP://WWW.GAZETTEDESFEMMES.CA/DOSSIER/81/&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl&gt;&lt;dt style=&quot;text-align: justify;&quot;/&gt;&lt;/dl&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 25 Feb 2013 13:42:44 -0600</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/au-senegal-la-gouvernance-change-de-visage/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Pour de vrais droits des africaines</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/pour-de-vrais-droits-des-africaines/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faciliter l’accès des femmes à l’eau, à la terre et favoriser leur autonomie juridique, morale et économique, voilà quelques-unes des visées d’un projet de protocole sur l’égalité qui mobilise des centaines de personnes en Afrique de l’Ouest, majoritairement des femmes. Pour que, d’une génération à l’autre, le sort des Africaines soit libéré de l’autorité d’un père, d’un mari ou d’un frère. Bilan des travaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Réunis à Dakar, au Sénégal, les 22 et 23 novembre dernier, des représentants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, tous membres de la &lt;a href=&quot;http://www.ecowas.int/?lang=fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)&lt;/a&gt;, ont revisité la première mouture d’un projet de protocole portant sur l’égalité de droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable. Des militantes et militants d’organismes voués à la défense des droits de la personne, plus particulièrement des droits des femmes, ont étudié rigoureusement le projet de texte et apporté les bonifications jugées essentielles pour que la réalité des femmes de toutes les régions d’Afrique de l’Ouest y soit reflétée, dans toutes ses dimensions : droits maritaux et familiaux, santé, violence, gouvernance, éducation et formation, accès aux ressources productives, à l’information et à l’emploi, conséquences des changements environnementaux sur les conditions de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces femmes et ces hommes engagés désirent un outil juridique additionnel, mais surtout novateur et complémentaire à ceux dont disposent les pays d’Afrique de l’Ouest*, jugés inefficaces faute d’application et de suivi rigoureux. Pragmatique, ce nouveau protocole vise à contraindre les États à réaliser leurs engagements afin que l’égalité de droit entre les femmes et les hommes soit réellement appliquée, et les législations nationales harmonisées aux mesures africaines et internationales de protection et de promotion des droits des femmes en Afrique de l’Ouest. Le Conseil du statut de la femme fait sa modeste part pour aider les militantes africaines à mener ce projet à bien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Loin de l’égalité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Car malgré certains gains, un constat demeure : les femmes de l’Afrique de l’Ouest ne jouissent toujours pas des mêmes droits ni des mêmes conditions de vie que les hommes. D’avancées en régressions, les efforts que déploient les organismes humanitaires et le mouvement des femmes donnent des résultats en dents de scie, selon le contexte politique, le niveau de sécurité et les conflits de chaque pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon une étude du&lt;a href=&quot;http://www.ccdg.ecowas.int/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; Centre de la CEDEAO pour le développement du genre(CCDG)&lt;/a&gt; réalisée en août 2009, les Africaines de l’Ouest produisent 70 % des denrées alimentaires, mais ne contrôlent pas les facteurs de production, comme les terres et le crédit, et ne bénéficient pas des retombées. Et malgré ce dynamisme, elles demeurent celles qui souffrent le plus de la pauvreté. En éducation, les statistiques concernant la scolarité au primaire sont encourageantes (60 % des filles sont scolarisées comparativement à 71 % des garçons), alors que le taux de scolarisation au secondaire et aux études postsecondaires chez les filles est plutôt alarmant : au Bénin, par exemple, il est de 22 %, et au Burkina Faso, de 14,6 %.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.undp.org/content/dam/undp/library/MDG/english/MDG%20Regional%20Reports/Africa/MDG%20Report%202012_FRE.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Rapport OMD 2012&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui mesure les progrès en Afrique dans la réalisation des &lt;a href=&quot;http://www.un.org/fr/millenniumgoals/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Objectifs du millénaire pour le développement &lt;/a&gt;(au nombre de huit, ces objectifs ont été adoptés lors du Sommet du millénaire tenu en 2000 au siège des Nations Unies à New York, dans le but d’améliorer le bien-être humain), mentionne d’ailleurs la persistance d’une féminisation de la pauvreté : « Un deuxième aperçu révèle que la pauvreté est “féminisée” dans de nombreux pays : les femmes souffrent davantage de la pauvreté que les hommes. […] Cette situation peut s’expliquer par différents facteurs. Le fait que les femmes travaillent au foyer les empêche souvent d’obtenir un emploi salarié. Et quand elles y parviennent, leur salaire est souvent sous-évalué. Les femmes occupent le plus souvent des emplois mal rémunérés et sont soumises à de mauvaises conditions de travail. Le manque d’accès des femmes aux ressources économiques et éducatives explique également la féminisation de la pauvreté. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les avantages du protocole&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mariame Coulibaly, militante de longue date et chargée de programme régional en égalité femmes-hommes &lt;a href=&quot;http://uniterra.ca/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Uniterra&lt;/a&gt;,  est convaincue de la plus-value du protocole : « Sur le plan juridique,  nous avons fait des avancées significatives. Mais du point de vue  pratique, c’est comme si les chefs d’État signaient, ratifiaient par  mimétisme. Ils montrent une volonté politique, mais elle reste  inachevée. Il faut appliquer les textes en respectant les engagements  pris pour le bien-être de l’humanité. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.gazettedesfemmes.ca/wp-content/uploads/2013/01/1Mariame-Coulibaly.jpg&quot; alt=&quot;Mariame Coulibaly&quot; width=&quot;291&quot; height=&quot;209&quot;/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;dl&gt;&lt;dt&gt;La chargée de programme régional en égalité femmes-hommes &lt;a href=&quot;http://uniterra.ca/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Uniterra&lt;/a&gt;,  Mariame Coulibaly, est convaincue que le projet de protocole permettra  de faire appliquer les textes de loi en respectant les engagements pris  pour le bien-être de l’humanité, et pour l’égalité de droit entre les  sexes en particulier.&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La responsable de la politique et des programmes genre au CCDG, Salimata Thiam, estime que le mouvement des femmes est sur le point de franchir une nouvelle étape : « Les outils disponibles jusqu’ici sont thématiques (politique genre, politique de l’immigration qui vise les femmes) et n’englobent pas tout le monde. Le caractère contraignant que l’on veut donner au protocole nous satisfait beaucoup. Et je crois qu’il en va du développement humain, pas que de celui des femmes. Cela nous permettra d’intégrer tous les autres secteurs qui contribuent au développement de la communauté, comme l’agriculture, la sécurité, le maintien de la paix. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.gazettedesfemmes.ca/wp-content/uploads/2013/01/1Salimata-Thiam.jpg&quot; alt=&quot;Salimata Thiam&quot; width=&quot;342&quot; height=&quot;225&quot;/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl&gt;&lt;dt class=&quot;size8px&quot;&gt;Le mouvement des femmes est sur le point de franchir une nouvelle étape avec ce protocole, estime Salimata Thiam, responsable de la politique et des programmes genre au CCDG, car il prévoit d’intégrer tous les secteurs qui contribuent au développement de la communauté, comme l’agriculture, la sécurité, le maintien de la paix.&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le processus augure donc bien. La commissaire du développement humain et du genre de la CEDEAO, Adrienne Diop, a même donné officiellement son assentiment à l’initiative. Un geste symbolique, mais qui a du poids. Celui du pouvoir politique, impératif et incontournable. Sans compter qu’aux yeux des initiatrices, le contexte est favorable : tenue de la Décennie de la femme africaine (2010-2020), création d’ONU-Femmes et poursuite des Objectifs du millénaire pour le développement de l’ONU, dont l’aboutissement est prévu pour 2015. Ce qui fait dire aux plus optimistes que le document juridique pourrait être validé par l’organisme dès 2013, et soumis aux chefs d’État pour sa ratification avant la fin de cette année.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Né dans la coopération&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les travaux liés au protocole sur l’égalité ont débuté en 2008. Depuis, le projet est porté à bout de bras par les militants, femmes et hommes, et soutenu par &lt;a href=&quot;http://www.uniterra.ca/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le programme de coopération volontaire Uniterra&lt;/a&gt;, élaboré et mis en œuvre par &lt;a href=&quot;http://www.ceci.ca&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI)&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://eumc.ca/fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur le terrain, le processus de concertation a été enclenché en 2008 par la Coalition nationale de Guinée pour les droits et la citoyenneté des femmes (CONAG-DCF), qui a joué le rôle de locomotive. Après quelques ateliers, le projet a connu une période de léthargie de plus d’un an en raison d’une coordination défaillante. C’est l’entrée en poste de la chargée de programme en égalité femmes-hommes qui a permis de relancer les activités et de mobiliser des coalitions d’organismes qui œuvrent pour les droits et la citoyenneté des femmes au Burkina Faso, en Guinée-Conakry, au Mali, au Niger et au Sénégal. Ont alors été invités à monter à bord d’autres réseaux régionaux comme la WILDAF (Femmes, droit et développement en Afrique) en Afrique de l’Ouest, la Marche mondiale des femmes et le Centre de la CEDEAO pour le développement du genre. Les militants de chaque pays ont été appelés à établir les priorités nationales afin de les intégrer au projet de protocole. Les représentantes de la Sierra Leone, de la Côte-d’Ivoire, du Nigeria, de la Guinée-Bissau et de la Gambie ont également joint les rangs de la mobilisation récemment. Les coalitions des cinq pays d’intervention du programme Uniterra ont uni leurs efforts pour rédiger la première mouture du projet de protocole. C’est maintenant le Réseau Siggil Jigeen, un regroupement sénégalais de plusieurs organismes associatifs voués à la défense des droits de la personne, particulièrement des droits des femmes, qui a pris le relais pour coordonner le travail des coalitions entourant ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Combler un vide juridique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le but du projet de protocole est d’améliorer les conditions de vie des femmes et de renforcer leurs capacités. Pour cela, il faut un cadre légal suffisamment solide pour assurer la défense des droits des femmes et forcer les chefs d’État à réaliser leurs engagements, soutiennent les militantes. Elles pourront dire « mission accomplie » quand les femmes pourront, par exemple, accéder au crédit et devenir propriétaires des terres qu’elles exploitent. Quand elles se verront confier automatiquement la garde des enfants après le décès de leur mari; qu’elles seront assurées d’une rémunération minimale lorsqu’elles effectuent des travaux agricoles ou domestiques… Autant d’indicateurs qui permettront d’affirmer que les Africaines ont atteint l’autonomie financière. Et qu’elles jouissent des droits d’un être humain digne de ce nom.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce n’est peut-être pas demain la veille. Sur ce continent, les droits des femmes sont méconnus et souvent bafoués. Des valeurs coutumières laissent difficilement place à l’application de l’égalité entre les sexes. Pourtant, Mariame Coulibaly du programme Uniterra, juriste de formation, est convaincue que ce document recevra une réponse favorable du Parlement de la CEDEAO, « tout simplement parce qu’il répond aux attentes de la CEDEAO. Il y a un vide juridique actuellement, car un tel outil n’existe pas ici. La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) en a un, elle. Pour une question d’harmonisation, de parallélisme des formes, pourquoi pas en Afrique de l’Ouest? » &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.simiralenta.org/images/stories/SIMIRALENTA/DOCUMENTS/02_BIBLIOTHEQUE/022Genre%20Mada/0221Doc%20cadrage%20genre/SADC/Protocole%20Genre%20SADC%2012-2007%20(148Ko).pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Protocole de la SADC sur le genre et le développement&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a en effet été adopté par les hauts fonctionnaires responsables de la condition féminine en 2007, à Livingstone, en Zambie. Les États signataires ont convenu d’harmoniser les politiques, stratégies et programmes nationaux, régionaux et internationaux visant à assurer l’égalité et l’équité entre les sexes et le renforcement des moyens des femmes et des filles dans les domaines visés dans le protocole.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce protocole a servi d’inspiration à l’initiative ouest-africaine. « J’ai échangé avec les instigatrices, relate Mme Coulibaly. J’ai appris que leur principale lacune est qu’elles n’ont pas inscrit, dans le texte juridique, des indicateurs clairs et précis pour pouvoir mesurer les étapes franchies. Elles n’ont pas non plus intégré des sanctions en cas de non-respect de l’application du document. Nous nous sommes fondés sur ces erreurs pour améliorer le protocole sur l’égalité de droits dans l’espace CEDEAO. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La confiance de la chargée de programme repose aussi sur le fait que la CEDEAO prône le droit communautaire, c’est-à-dire un droit proche des peuples, qui doit agir comme baromètre et mesurer le degré de satisfaction et les attentes des populations. « Ce protocole constituera un outil juridique avec une valeur ajoutée, soit des indicateurs très clairs. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un avis partagé par Me Alioune Sall, avocat-conseil devant la Cour internationale de justice de La Haye et les cours de justice de la CEDEAO et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, et professeur titulaire en droit constitutionnel à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. « Ce texte moderne porte la marque de son époque », a commenté le réputé professeur de droit invité à jeter un regard critique sur le texte, lors de la consultation tenue à Dakar. « Il s’agit du premier document juridique qui traite des droits de la personne dans le cadre de la politique de la CEDEAO. » L’analyse du professeur a mis en exergue le caractère novateur du texte, soit une obligation de prescription de la part des États qui le ratifieront : ils devront élaborer des politiques et mener des actions pour favoriser l’application des principes proclamés dans le document.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La commissaire du développement humain et du genre de la CEDEAO attend la proposition issue de la deuxième mouture. Un comité d’experts juridiques dépouillera le texte et l’adaptera conformément aux principes et aux directives de fonctionnement de la CEDEAO. Le document sera ensuite acheminé aux parlementaires de la CEDEAO qui l’examineront, pour enfin le présenter au Conseil des ministres. Celui-ci le déposera au Sommet des chefs d’État, la plus haute institution de la CEDEAO, en vue de son adoption. Un sommet se tient en juin et en décembre chaque année.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le défi d’ici là? Maintenir la mobilisation des militantes et des militants qui auront à promouvoir le projet de protocole auprès de tous les acteurs. Car pour que sa ratification soit exigée, la population doit se l’approprier et croire en sa nécessité. Il faut aussi du financement pour soutenir ces efforts de mobilisation majoritairement bénévoles. Le résultat attendu sera-t-il au rendez-vous? Chose certaine, les Africaines, elles, entendent bien l’être!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;* Quelques textes relatifs à l’égalité, à l’équité des sexes et au renforcement du pouvoir des femmes adoptés par les États africains:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Plateforme d’action de Dakar (1994)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Programme d’action de Beijing (1995)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Politique genre de la CEDEAO (2002)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme en Afrique (2003)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Déclaration solennelle des chefs d’État de l’Union africaine sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique (2004)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Politique genre de l’Union africaine (2008)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;________________________________________&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La &lt;strong&gt;CEDEAO&lt;/strong&gt; est un regroupement de 15 pays créé en 1975. Sa mission est de promouvoir l’intégration économique dans tous les domaines d’activité. La CEDEAO est formée de quatre institutions : la commission, le Parlement, la cour de justice et la &lt;a href=&quot;http://www.bidc-ebid.org/fr/index.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Banque d’investissement et de développement&lt;/a&gt;. La commission et la banque sont chargées de mettre en œuvre des politiques, de poursuivre un certain nombre de programmes et d’exploiter des projets de développement dans les États membres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dossier:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;POUR DE VRAIS DROITS DES AFRICAINES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce dossier réunit des articles portant sur la situation des femmes qui vivent en Afrique de l’Ouest. Ils sont le fruit d’un partenariat conclu entre le programme Uniterra et le Conseil du statut de la femme du Québec. Ce partenariat inclue la réalisation d’un mandat nord-sud visant à renforcer les capacités des coalitions qui œuvrent pour les droits et la citoyenneté des femmes en Afrique de l’Ouest, particulièrement à l’égard des démarches de communication qu’elles entameront pour faciliter l’adoption du projet de protocole sur l’égalité de droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable en Afrique de l’Ouest.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;strong&gt;SOURCE : &lt;a href=&quot;http://www.gazettedesfemmes.ca/dossier/81/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;HTTP://WWW.GAZETTEDESFEMMES.CA/DOSSIER/81/&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 08:34:05 -0600</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/pour-de-vrais-droits-des-africaines/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>Protection et promotion des droits des femmes dans les pays de la CEDEAO </title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/protection-et-promotion-des-droits-des-femmes-dans-les-pays-de-la-cedeao/</link>
			<description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En décembre dernier, une délégation de femmes d’Afrique de l’Ouest est venue au Canada échanger avec le Conseil du statut de la femme (CSF) autour du projet de « Protocole pour l'égalité de droits entre les femmes et les hommes, pour un développement durable en Afrique de l'Ouest ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;center&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/DelegationCEDEAO-600px.jpg&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;260&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette visite s’inscrivait dans le cadre du programme Uniterra, plus particulièrement dans son projet régional en égalité entre les femmes et les hommes. Le Protocole est un instrument juridique qui  sert à renforcer l’application des législations et politiques portant sur la protection et la promotion des droits des femmes, pour toute la région de la CEDEAO, soit 16 pays membres. Ce projet est porté par les Coalitions d’organisations de femmes des cinq pays d’Afrique de l’Ouest d’Uniterra, en collaboration avec le  Centre pour le développement du genre (CCDG) de la CEDEAO, et appuyé par le Conseil du statut de la femme du Québec.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/img50c23d3a1a02a.jpg&quot; width=&quot;275&quot; height=&quot;200&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;La délégation était composée de Mmes Aminata Dibba, directrice du CCDG, Salimata Thiam, responsable des programmes et politiques de genre au CCDG, Fatou Kiné Diop, présidente de l’Observatoire national de la parité au Sénégal, et Mariame Coulibaly, spécialiste des questions d’égalité femmes-hommes pour le programme Uniterra. Elles étaient accompagnées de Mme Louise Camiré, responsable de la coordination et de la mise en œuvre des projets en égalité entre les femmes et les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;Du 3 au 5 décembre 2012, les membres de la délégation ont rencontré la présidente du Conseil du statut de la femme du Québec, M&lt;/span&gt;&lt;sup style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;me&lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt; Julie Miville-Dechêne afin de se familiariser avec la mission de l’organisation, ses champs d’action, ses façons de faire et les structures qui la caractérisent. Elles ont également pu s’entretenir avec des représentantes d’organismes de la région de Québec, notamment le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale, le Projet Intervention Prostitution Québec, la Chaire de recherche Claire-Bonenfant de l’Université Laval et le Groupe Femmes, Politique et Démocratie. Elles ont finalement eu l’occasion de saluer M&lt;/span&gt;&lt;sup style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;mes&lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt; Pauline Marois, première ministre du Québec, et Agnès Maltais, ministre responsable de la Condition féminine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/ProtocoleEFH.jpg&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;365&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;L’approche vers un Protocole&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;sur l’égalité entre les femmes et les hommes de la CEDEAO est originale dans le sens que les organisations de la société civile ont été impliquées et ont un droit de regard sur l’application du Protocole. Par ailleurs, le Protocole a une véritable valeur ajoutée car il prend en compte de nouveaux défis auxquels font face les pays (tels que les enjeux climatiques); il comporte des mécanismes de suivi concrets et contraignants (avec des indicateurs de performance) et prévoit des sanctions en cas de non-respect du Protocole.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si Uniterra joue un rôle d’accompagnement dans l’élaboration, la promotion et la mise en place du Protocole, une fois qu’il sera ratifié, il reviendra à la CEDEAO de suivre sa mise en œuvre et son application, ainsi que de partager ses pratiques exemplaires. La CEDEAO comptera alors particulièrement sur le soutien de ses partenaires pour assurer une mise en œuvre effective du Protocole. « Ensemble, on va aller plus loin », souligne Mme Aminata Dibba, directrice du CCDG.&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 09:00:39 -0600</pubDate>
			
			
			<guid>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/protection-et-promotion-des-droits-des-femmes-dans-les-pays-de-la-cedeao/</guid>
		</item>
		
		<item>
			<title>8e édition du Carrefour de la coopération de Managers sans frontières</title>
			<link>http://www.uniterra.ca/blogue/uniterra/8e-edition-du-carrefour-de-la-cooperation-de-managers-sans-frontieres/</link>
			<description>&lt;p&gt;Managers sans frontières organise la 8&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; édition du Carrefour de la coopération qui aura lieu le jeudi 7 février de 10 h à 18 h 30. Cet événement est devenu un rendez-vous incontournable dans le cadre de la Semaine du développement international. Cette nouvelle édition aura lieu à la Faculté des Sciences de l’administration de l'Université Laval, au pavillon Palasis-Prince de l’Université Laval (voisin du PEPS sur la rue du Séminaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Carrefour de la coopération est l’évènement parfait pour les personnes intéressées à en savoir davantage sur le domaine de la coopération internationale. Lors de cette journée, une trentaine d’organisations seront présentes afin de faire connaitre leur travail, d’offrir des emplois ou des stages et de sensibiliser le public aux enjeux de la coopération. Le programme Uniterra sera présent! Rencontrez-nous au Salon des exposants à la Terrasse FIÉSA de 10 h à 16 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, vous aurez la chance de voir en primeur l’expo-photos &lt;em&gt;« Parcelles d’ailleurs : à travers les yeux des managers sans frontières »&lt;/em&gt; qui sera présentée à l’Atrium Pierre-H.-Lessard entre 10 h et 18 h 30.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Finalement, en nouveauté cette année, Managers sans frontières propose un Cocktail-Réseautage. Venez discuter d’enjeux internationaux de façon plus informelle dès 16 h 30 à l’Atrium Pierre-H.-Lessard. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;center&quot; src=&quot;http://www.uniterra.ca/assets/BandeauCarrefour2013finalweb.jpg&quot; width=&quot;576&quot; height=&quot;299&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;L'horaire en bref:&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Terrasse FIÉSA&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.222222328186035px; line-height: 1.35em;&quot;&gt;10 h à 16 h : Salon des exposants&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.35em;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Atrium Pierre-H.-Lessard&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.222222328186035px; line-height: 1.35em;&quot;&gt;10 h à 18 h 30 : Expo-photos &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 12.222222328186035px; line-height: 1.35em;&quot;&gt;« Parcelles d’ailleurs : à travers les yeux des managers sans frontières »&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.222222328186035px; line-height: 1.35em;&quot;&gt;16 h 30 à 18 h 30 : Cocktail-Réseautage&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.222222328186035px; line-height: 1.35em;&quot;&gt;17 h 15 : Vernissage et Conférence&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Inscrivez-vous à l'évènement sur &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/events/116532255191461/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Facebook&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Thu, 24 Jan 2013 13:22:12 -0600</pubDate>
			
			
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		</item>
		

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