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En 2007, Jules et Janna Arntz-Gray commençaient à considérer l’idée de prendre une année sabbatique pour aller travailler à l’étranger. Leur fille Regan achevait son secondaire et le couple souhaitait partager une telle expérience avec elle, avant qu’elle ne quitte le nid familial pour l’université.

Une visite à une foire de carrières internationales s’est avérée décisive pour le couple qui a vu son projet se concrétiser : ils allaient devenir, le temps d’une année, volontaires internationaux avec Uniterra. Uniterra est le programme de volontariat international mené conjointement par l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) et le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI). Quatre mois plus tard, la petite famille prenait l’avion vers l’Afrique pour s’installer à Lilongwe, au Malawi.

Jules, employé au Ministère du Travail à Hamilton, Ontario, a appuyé le travail de la Farmers Union du Malawi, une fédération nationale de producteurs agricoles. « J’ai essentiellement appuyé la création d’un département de recherche, de politique, d’analyse et de plaidoyer pour la Farmers Union », dit Jules. « C’était pour qu’ils puissent analyser quelles politiques affectaient les fermiers, pour identifier ce que les fermiers voulaient et ensuite le communiquer aux agences appropriées. » Ce travail de consultation auprès des membres, auparavant absent des pratiques, a nettement contribué à améliorer l’efficacité des actions de l’Union.


Janna, qui travaille pour Agriculture, Alimentation et Affaires rurales à Guelph, en Ontario, a quant à elle œuvré auprès de la Catholic Development Commission du Malawi. Janna a contribué au développement d’un système de suivi et évaluation pour la Commission. « J’ai créé un système et donné des ateliers pour former le personnel sur le système. J’ai aussi rencontré toutes les autres commissions dans l’organisation pour qu’elles puissent terminer le travail et appliquer le système dans leurs différents secteurs d’intervention, » dit Janna. Cela aidera l’organisation à améliorer ses pratiques et à maximiser les impacts positifs sur les communautés agricoles financées et appuyées par la Commission.

Jules et Janna ont donc travaillé à renforcer les capacités organisationnelles des groupes malawites avec lesquels ils travaillaient. « C’était entendu que mon collègue allait continuer mon travail après mon départ – le travail allait se poursuivre », dit Jules, qui se voyait traité en égal par son collègue malawite engagé cinq jours après son arrivée.

Parallèlement au travail de ses parents, Regan a poursuivi ses études dans une école malawite qui offrait un curriculum international. « Elle a adoré. En fait, elle a retiré de cette expérience pratiquement tout ce que nous espérions, » dit Janna.

« C’était fantastique. Ma fille ne voulait pas revenir à la maison », ajoute-t-elle. « Je crois qu’elle a vraiment pris de la maturité. Elle a maintenant une perspective beaucoup plus large et elle est capable de participer à des conversations de haut niveau, comme sur ce qui se passe dans différentes parties du monde. »

L’expérience de la famille Arntz-Gray a eu des répercussions bien au-delà de l’Afrique. Elle s’est étendue au milieu de travail de Janna et Jules qui, à leur retour au Canada en avril 2009, ont tous deux présenté leur expérience à leurs collègues.


Dans le cas de Jules, c’est près d’une cinquantaine de ses collègues qui ont assisté à sa présentation. « Nous étions stupéfaits », a dit sa superviseure, Jody Young, coordonnatrice du programme industriel au Ministère du Travail à Hamilton. « Il y avait environ 45 inspecteurs et il a vraiment inspiré tout le monde. Je crois que le Ministère du Travail a énormément bénéficié du fait que Jules a approfondi ses compétences, autant dans le secteur agricole qu’au niveau politique », ajoute-t-elle.